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Aide médicale à mourir: Nicole Gladu inquiète pour la maladie mentale

Raphaël Lavoie | Agence QMI

Après s’être battue devant les tribunaux pour élargir les critères de l’aide médicale à mourir, Nicole Gladu s’est dite préoccupée par l’annonce du gouvernement Legault, mardi, voulant que les personnes atteintes de sévères troubles de santé mentale puissent y être admissibles. 

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Aux côtés de Jean Truchon, la Québécoise, atteinte du syndrome de post-poliomyélite, avait obtenu en septembre un jugement de la Cour supérieure du Québec lui donnant accès à l’aide médicale à mourir, même si elle n’était pas en fin de vie. 

En ce sens, Mme Gladu s’est dite satisfaite, lors d’une entrevue à QUB radio, mercredi, que Québec n’impose pas de nouveaux critères pour remplacer la notion de «fin de vie», invalidée grâce à ses démarches judiciaires. 

 

 

Cela dit, la dame de 74 ans a avoué que l’annonce de l’ouverture possible de l’aide médicale à mourir aux individus souffrant de graves troubles de santé mentale la tracassait. 

«C’est une question complexe, c’est une question qui mériterait, autant que la santé physique, qu’on y accorde le temps nécessaire et qu’on fasse un débat», a-t-elle fait valoir à l’émission «Là-haut sur la colline». 

Mme Gladu a par ailleurs ajouté qu’un «consensus populaire» devrait être obtenu en bonne et due forme avant d’élargir à cette clientèle l’accessibilité au programme. 

«Un débat, oui, entre les experts et les parlementaires, mais un débat élargi pour que les gens aient le temps pour digérer tout ça et atteindre un consensus populaire là-dessus, ce qu’il n’y a pas d’après moi», a précisé la femme au microphone d’Antoine Robitaille. 

De son côté, Nicole Gladu affirme que son état s’est «grandement détérioré». Elle compte demander l’aide médicale à mourir en juin prochain. 

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