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Excursion de motoneige mortelle au Lac-Saint-Jean: «Ils n’étaient pas supposés être là»

Diane Tremblay | Le Journal de Montréal

Le propriétaire du dépanneur où se sont arrêtés les premiers touristes français pour demander de l’aide affirme que personne connaissant le lac Saint-Jean est assez téméraire pour s’avancer sur la glace dans le secteur de la Grande décharge.  

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«C’est toute une histoire! Ça comme pas de bon sens», a affirmé Charles Tremblay, propriétaire du dépanneur Alimentation Saint-Henri.  

Lorsque les touristes sont arrivés à son dépanneur, ils n’étaient pas en mode panique.  

«Ils sont venus chercher de l’aide, mais ils n’étaient pas en mode panique. Ils avaient perdu leurs amis. Ils s’étaient perdus dans le sentier. Quand tu ne connais pas l’endroit, ils n’avaient pas connaissance d’où ils étaient allés», a poursuivi M. Tremblay.  

«Pratiquement tout le monde sait ça, l’entrée de la Grande décharge, ça ne gèle pas à cet endroit-là. Ça passe l’hiver à l’eau. Eux sont allés là. Probablement que dans la journée, ils se sont fait dire qu’entre Saint-Henri et Saint-Gédéon, ça passait. Ça passe en montant sur le lac Saint-Jean. Il faut que tu montes en haut de l’Île Verte pour redescendre vers Saint-Gédéon», a-t-il ajouté.  

C’est une employée de 17 ans qui était présente au dépanneur lors de l’arrivée des touristes, vers 19h30.  

«Il n’y avait pas de panique à cette heure-là. Ils ont fait des appels téléphoniques. Ça arrive des motoneiges qui se perdent dans un sentier», a-t-il assuré.  

Le groupe de motoneigistes circulait sur le sentier de motoneige balisé 93 jusqu’à ce que les premiers bifurquent vers le lac afin de prendre un raccourci pour se rendre à l’auberge des Îles à Saint-Gédéon.  

«Ils ont lâché le sentier balisé. Le sentier balisé ne va pas là. Il n’embarque pas sur le lac Saint-Jean. Il passe juste à côté du camping Belley et il rentre dans les terres.»  

«À partir du camping Belley, ils ont pris la décision d’embarquer sur le lac Saint-Jean. En passant sur le lac, ça prend 5 minutes, mais eux, ils ont passé sur la décharge de la rivière. La 93 se rend aussi là sans problème. Ça aurait pris une heure par le sentier balisé. Probablement que rendu à 19h, ils voulaient aller manger et se coucher en sauvant une heure en faisant ça. Si on opte pour le raccourci, il faut connaître la place. Hier soir (mardi), il faisait noir. Il avait tombé une petite trace de neige. La visibilité n’était pas bonne. Ils n’étaient pas supposés d’être là», a soutenu M. Tremblay.  

Selon M. Tremblay, le guide qui serait décédé n’était pas de la région. Les motoneiges n’appartiendraient pas à des compagnies de location de la région.  

«Il n’y a pas grand-monde qui ne sait pas que la Grande décharge ne gèle pas l’hiver.»  

«C’est très triste. C’est épouvantable, mais ce n’est pas arrivé dans un sentier balisé. Quand on dit qu’il faut connaître les cours d’eau avant d’embarquer là-dessus, bien, c’est ça», a-t-il poursuivi.