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La réforme du cours ECR aidera à régler les problèmes d’anxiété chez les jeunes, dit Roberge

Vincent Larin | Agence QMI

Education Jean Francois Roberge

Simon Clark/Agence QMI

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, parie sur sa réforme du cours d’éthique et cultures religieuses (ECR) pour régler en partie le problème d’anxiété chez les jeunes du secondaire.

«La réforme en profondeur du cours d’ECR va nous permettre de faire entrer dans le cursus des contenus formels sur la gestion du stress et sur des façons que les jeunes auront de gérer leur stress, puis on va les outiller pour qu’ils fassent de la prévention et qu’ils reconnaissent eux-mêmes les signes d’anxiété», a-t-il expliqué en entrevue mercredi.

Pas moins de 65 % des élèves de première secondaire souffrent d’anxiété de performance selon la toute première enquête québécoise réalisée à ce sujet, rapportée par «Le Journal de Québec» mercredi.

Interpellé à ce sujet, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a tenu à remercier les enseignants «pour ce qu’ils font déjà» en classe pour aider les élèves anxieux en leur faisant notamment pratiquer «des techniques de respiration, du yoga, des étirements».

«Cela dit, je pense qu’il va falloir en faire un peu plus et différemment et je pense que notre réforme en profondeur du programme d’ECR va faire partie de la solution», a poursuivi l’ex-enseignant.

Québec a lancé une consultation en vue de réviser cette matière qui a remplacé l’enseignement religieux confessionnel et moral dans les écoles du Québec depuis 2008. Parmi les «thèmes» abordés lors de celle-ci et sur lesquels la population est appelée à se prononcer, on retrouve notamment celui «du développement de soi et des relations interpersonnelles», donne en exemple le ministre.

Ce dernier cite «plusieurs textes» parus récemment et «la réflexion sur ce qui se passe en enseignement supérieur» pour expliquer sa décision d’inclure ces contenus à la consultation qui doit s’ouvrir sous peu.

Un coup de sonde mené par la firme Léger auprès de 24 000 étudiants provenant de 14 établissements universitaires révélait, en novembre dernier, que près de 60 % d’entre eux présenteraient un niveau élevé de détresse psychologique.

Selon Jean-François Roberge, le fait d’outiller les jeunes au début de leur parcours scolaire permettra ainsi de «prévenir des problèmes qui sont plus graves».

À noter que la nouvelle version du cours d’ECR ne sera donnée aux élèves québécois qu’à compter de septembre 2022.