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Redéveloppement de l’est de Montréal: l'«occasion d'une génération», selon la CCMM

Agence QMI

STOCKQMI-MONTREAL

JOEL LEMAY / 24 HEURES / AGENCE

Le développement de l’est de Montréal passe par la création d’un pôle de technologies vertes et une économie circulaire, et est l’«occasion d’une génération».

C’est l’avis du président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), Michel Leblanc, qui a rendu public mercredi un mémoire dans le cadre de la consultation menée par la Ville de Montréal pour redévelopper l’est de la métropole, où l’on retrouve 48 millions de pieds carrés d’espaces industriels vacants, pour la plupart contaminés.

«Le redéploiement de l'Est représente l'occasion d'une génération: celle d'y créer une zone d'expérimentation, d'innovation et de développement exemplaire, qui profite de ces vastes terrains, de la proximité des infrastructures de transport, dans le respect des principes de développement durable, et qui fasse appel aux travailleurs résidant dans les quartiers avoisinants», a indiqué M. Leblanc.

Il croit que le «potentiel d’y localiser des activités industrielles modernes est incontestable», mais il faut selon lui avoir «pour objectif de créer des synergies entre les entreprises actuelles et celles à venir».

Selon lui, un organisme à but non lucratif qui coordonnera le redéveloppement de l’est de Montréal est nécessaire afin de bien orchestrer toutes les étapes à venir. Il faudrait que cette organisation soit dotée «d'une structure de gouvernance et de participation faisant appel à des représentants des secteurs public et privé ainsi que d'organisations clés du développement du territoire, tels qu'Hydro-Québec et la Société de transport de Montréal», a indiqué M. Leblanc.

Décontamination

M. Leblanc est d’avis que l’est de Montréal pourrait devenir un pôle de technologies vertes, mais il rappelle qu’il faudra en amont s’attaquer à la question de la décontamination des sols, opération qui nécessitera des fonds publics des trois paliers de gouvernement ainsi que des investissements privés.

Il salue à ce titre l’annonce d’un investissement de 100 millions $ l’an dernier par le gouvernement Legault, qui n’est qu’un premier pas, la CCMM estimant que Québec, Ottawa et la Ville de Montréal devraient prévoir 350 millions $ pour décontaminer les sols à l’est de l’autoroute 25.

Le renouveau de l’est de Montréal doit aussi s’accompagner de nouvelles infrastructures publiques, selon la CCMM, notamment en matière de transport.

«Présentement, le territoire souffre d'un isolement évident, a dit Michel Leblanc. [...] On ne pourra redynamiser le secteur de la Pointe-de-l'Île sans y déployer une offre de transport en commun efficace dès les premiers investissements. La vision et le plan d'action qui en découlera doivent donc prévoir la desserte du secteur dès les premières phases.»