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Comment le Québec se prépare au coronavirus

TVA Nouvelles

Les spécialistes québécois se préparent à l’arrivée éventuelle du coronavirus dans la province. Ils se préparent à recevoir beaucoup de demandes d'analyses de la part des hôpitaux. 

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Ce sont dans les laboratoires de l’Institut national de santé publique du Québec, à Sainte-Anne-de-Bellevue, qu'on détectera, grâce à des analyses, si des patients ont contracté le coronavirus chinois qui inquiète le monde entier. 

Jusqu'à maintenant, seulement deux hôpitaux montréalais ont demandé des analyses pour des patients qui ont séjourné en Chine dernièrement. 

«Si l'Organisation mondiale de la santé décrète que l'ensemble de la Chine est potentiellement à risque, là, on va en avoir énormément», 

Le code génétique du virus, qui est inconnu, comprend 30 000 lettres. «On s'arrange pour que les tests qu'on a développés justement pour ce virus ne reconnaissent que ce virus», explique Hugues Charest, responsable du secteur de la biologie moléculaire. 

Le coronavirus chinois ressemble à 80% au SRAS, qui avait fait près de 800 morts dans le monde, en 2002-2003. De nombreuses mesures de sécurité ont été prises en laboratoire.

«Masque, lunettes, jaquette de sécurité... Et toutes les conditions de travail en niveau de confinement supérieur», de dire Lyne Desautels, coordinatrice du secteur de la biologie moléculaire.  

Si on doit augmenter la sécurité, on se retrouvera au niveau 3.

«Tout l'air qui rentre du niveau de confinement 3 est filtré par deux séries de filtres HEPA, avant d'être relargué à l'extérieur. La dernière fois qu'on l'a utilisé, c'était pour l'EBOLA», précise M. Charest. 

Ce qui inquiète les chercheurs, c'est qu'on ne connaît pas encore le temps d'incubation du virus.

Les spécialistes de l'INSPQ, qui reçoivent chaque année 75 000 demandes d'analyse de toutes sortes, en ont vu d'autres.

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