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Corruption: le Canada recule à la 12e place, selon Transparency International

Agence QMI

Businessmen are holding cash envelopes in order to bribe with the investment project participants corruption concept.

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L’affaire SNC-Lavalin a fait perdre trois places au Canada au classement mondial de l’Indice de perception de la corruption (IPC), indique l’organisation Transparency International dans son rapport annuel publié jeudi.

La multinationale canadienne a défrayé la chronique judiciaire, avec notamment la condamnation d’un de ses anciens dirigeants à la prison ferme pour corruption en Libye.

Classé 9e en 2019, le Canada qui dégringole à 12e place aura perdu sept places depuis 2012, selon l’organisation non gouvernementale basée à Berlin.

En revanche, le Canada performe mieux que les États-Unis et la France, classés eux à la 23e place. En dépit de ce recul, le Canada avec un Indice de perception de la corruption (IPC) de 77 points sur 100 demeure en tête des pays les moins corrompus aux Amériques, devant l’Uruguay classé, lui, à 21e place avec un IPC de 71 et les États-Unis, 69 points.

En tête du palmarès, on retrouve la Nouvelle-Zélande et le Danemark ex-aequo avec 87 points, talonnés de près par la Finlande à 1 point d’écart.

Avec seulement 9 point sur 100, la Somalie ferme la marche des mal classés derrière le Yémen, la Syrie et le Sud-Soudan.

Transparency International (TI) épingle aussi le Brésil. «La corruption reste l'un des plus grands obstacles à la croissance économique et au développement social du Brésil», relève le rapport de TI qui évoque «une série de revers juridiques et institutionnels» dans ce pays d’Amérique latine.

L'ONG dénonce une «ingérence politique croissante dans les institutions de lutte contre la corruption par le président Bolsonaro».

TI attribue un bon point à l’Angola, un pays où la lutte contre la corruption produit des effets. L’ONG salue en particulier le limogeage d'Isabel Dos Santos, fille de l'ex-président Jose Eduardo dos Santos, de la compagnie nationale pétrolière Sonangol.

Mme Dos Santos qui a été proclamée première milliardaire d'Afrique par le magazine américain «Forbes» en 2013 a été accusée d'avoir «siphonné les caisses du pays», lundi par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).Avec AFP