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Le syndicaliste Fernand Daoust meurt à 93 ans

Agence QMI

Le syndicaliste et ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) Fernand Daoust est mort à l’âge de 93 ans, a indiqué jeudi la centrale syndicale.

«Fervent nationaliste, son impressionnante carrière a été marquée par son amour du Québec, des travailleurs et des travailleuses, et aussi par la défense de la langue française et du français comme langue de travail», a déclaré par voie de communiqué le président de la FTQ Daniel, Boyer.

Fernand Daoust a été secrétaire de la FTQ de 1969 à 1991, avant d’en devenir président jusqu’en 1993. Sa collaboration avec Louis Laberge, président de la centrale syndicale de 1963 è 1991, a permis de construire l’organisation telle qu’elle est aujourd’hui

Fils d’ouvrier, il a étudié en sciences économiques et en relation industrielles avant de s’engager dans le mouvement syndical dans les 1950.

Il participera à la fondation de la FTQ en 1957, où il y fera carrière, en travaillant notamment sur la syndicalisation des employés des secteurs publics, notamment ceux d’Hydro-Québec, où ceux du secteur de l’éducation et de Radio-Canada, comme directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique en 1968 et 1969.

«C'est une page importante de l'histoire du Québec et du mouvement syndical qui se tourne avec le départ de Monsieur Daoust, a déclaré par voie de communiqué le secrétaire général Denis Bolduc. Il fut une inspiration pour plusieurs générations de militants et militantes non seulement syndicaux, mais aussi souverainistes. Il a été de tous les combats du Québec moderne, que ce soit le lockout du quotidien La Presse (1971), le front commun intersyndical de 1972, la grève de la United Aircraft (1974), pour ne nommer que ceux-là.»

Fernand Daoust a aussi tenté sa chance en politique, comme candidat pour le Nouveau Parti démocratique lors des élections fédérales de 1962. L’année suivante, il devient membre du comité provisoire du Nouveau Parti démocratique du Québec et du Parti socialiste du Québec.

Il laisse dans le deuil son épouse, Ghyslaine Coallier et ses deux filles, Josée et Isabelle.