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Les trois militants ayant bloqué le pont Jacques-Cartier comparaissent

Michael Nguyen | Journal de Montréal

FD-ECOLOGISTES-PONT-CARTIER

Pascal Girard/AGENCE QMI

Les trois militants d’Extinction Rebellion qui ont escaladé le pont Jacques-Cartier en octobre dernier, forçant sa fermeture en pleine heure de pointe matinale, ont profité de leur comparution ce matin pour lancer leur message d’urgence climatique.

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«L’important, c’est parler d’environnement, de parler qu’il faut agir, car on n’a plus de temps», a lancé Chantal Poulin, ce jeudi au palais de justice de Montréal. 

Cette enseignante et militante de Québec solidaire a comparu ce matin, ainsi que ses coaccusés Mélanie Dupuis et Yann Robitaille, ont tous plaidé non coupables de méfait et de complot, pour avoir bloqué le pont Jacques-Cartier le 8 octobre dernier. 

Ce jour-là, les trois activistes avaient escaladé la structure du pont, bloquant ainsi la circulation pendant 1h30.

Chantal Poulin d'Extinction Rebellion.

Michaël Nguyen / JdeM

Chantal Poulin d'Extinction Rebellion.

Zéro regret 

Mais même s’ils ont été accusés et qu’ils risquent un casier criminel, ils ne regrettent rien. 

«On assume vraiment, on a un devoir d’agir», a affirmé Yann Robitaille, qui travaille lui aussi dans l’enseignement. Il assure par ailleurs que son syndicat a pris son dossier en main afin que le processus judiciaire ne nuise pas à sa carrière professionnelle. 

Chantal Poulin, de son côté, s’est dite peu surprise d’être accusée. 

«On était très conscients des conséquences auxquelles on faisait face», a-t-elle affirmé, devant une trentaine de manifestants qui s’étaient présentés au palais de justice en guise de soutien. 

La militante affirme par ailleurs que de bloquer le pont Jacques-Cartier était «nécessaire». 

«On est face à l’urgence climatique, le gouvernement ne le réalise pas, dit-elle. Ce serait irresponsable de ne rien faire.» 

Elle a ensuite ajouté que son geste d’éclat a été positif pour la cause environnementale. 

«Presque tous les jours, des gens me disent qu’ils ont décidé de se mobiliser», a-t-elle affirmé. 

D’ici la prochaine audience en avril, les avocats de la défense analyseront la preuve afin de décider si les trois militants iront à procès, ou s’ils plaideront coupables. 

En cas de culpabilité, comme les accusations ont été déposées par voie sommaire, ils s’exposent à une peine maximale de deux ans moins un jour. Mais dans les faits, la peine pourrait toutefois être bien moindre.  

Ils pourraient également bénéficier d’une absolution, ce qui leur éviterait un casier criminel.