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L'industrie touristique de la motoneige touchée par la tragédie

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

L'industrie touristique de la motoneige au Saguenay-Lac-Saint-Jean est sensible face au drame de Saint-Henri-de-Taillon. 

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La campagne de promotion de la motoneige de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean est temporairement interrompue par respect pour les victimes.

L'organisme verra dans les prochains jours si on ajuste le contenu promotionnel sur la sécurité

Les mesures annoncées par la ministre du Tourisme sont déjà bien accueillies. 

«Les guides ne sont pas toujours expérimentés et accrédités. Il y a des gens qui s'improvisent guide», affirme le président du club de motoneiges Caribou conscrit, Joachim Simard. 

Avec la mode du hors-piste, certains comportements peuvent poser problème. 

«Les gens sont laissés à eux-mêmes et il y a beaucoup de hors-piste. 40% sont des hors-pistes et ceux-ci ne font pas attention. Ils coupent dans les sentiers de façon perpendiculaire», témoigne M. Simard. 

Durant la période des Fêtes, entre 7000 et 8000 motoneigistes ont envahi les sentiers des monts Valin.

«Entre le 20 décembre et le 6 janvier, la capacité des monts Valin a été dépassée. Il y avait tellement de motoneigistes, qu'on n'a jamais réussi à prendre le dessus sur les sentiers», ajoute M. Simard. 

C'est que le Saguenay-Lac-Saint-Jean était la seule région au Québec qui avait suffisamment de neige pour satisfaire les touristes. 

Beaucoup de forfaits avaient été vendus. Peut-être même un peu trop, croit M. Simard. «Les voyagistes avaient vendu à partir du premier décembre. Durant les Fêtes, ç’a complètement dépassé nos attentes», dit-il. 

Le Club Caribou-Conscrits espère que la tragédie de Saint-Henri-de-Taillon fera suffisamment réfléchir pour améliorer la sécurité. Mais l'un des plus gros clubs au Québec souhaite aussi que le drame ne nuise pas à une industrie qui amène 112M$ en retombées par année dans la région.  

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