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Un 2e mort confirmé en dehors de l'épicentre de l'épidémie

Agence France-Presse

La Chine a confirmé vendredi un deuxième mort du nouveau coronavirus en dehors de la zone à l'épicentre de l'épidémie, qui a tué au total 26 malades.  

Cette personne est décédée dans le Heilongjiang (nord-est), une province frontalière de la Russie, ont annoncé les autorités locales sans fournir plus de détails.  

Cette province est située à plus de 1 800 km à vol d'oiseau de Wuhan (centre), la ville de 11 millions d'habitants où ont été comptabilisés la grande majorité des cas de contamination et des décès dus au virus depuis décembre.  

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Un autre cas avait été annoncé peu auparavant dans le Hebei, la province qui entoure Pékin. Il s'agissait d'un homme de 80 ans.  

Les autres victimes étaient âgées de 48 à 89 ans et souffraient de maladies pré-existantes, selon les autorités sanitaires. Elles ont toutes succombé dans le Hubei, la province dont Wuhan est la capitale.  

Le nombre de cas de contamination confirmé atteint désormais 830, et le nombre de cas suspects dépasse le millier, a annoncé vendredi matin la Commission nationale de la santé.  

Le bilan s'alourdit  

La Chine a fait état plus tôt vendredi de 830 cas au total touchés par l'épidémie due à un mystérieux virus, a indiqué la Commission nationale de la santé.   

L'institution a ajouté que les autorités examinaient par ailleurs 1072 cas suspectés de faire partie de cette épidémie provenant de la ville de Wuhan.   

Le pays avait confiné jeudi une vingtaine de millions d'habitants dans la région de Wuhan, le berceau de l'épidémie qui a commencé à se répandre dans le monde, mais l'OMS n'a pas déclaré l'alerte internationale.    

Plus aucun train ni avion ne doit en principe quitter Wuhan, métropole de 11 millions d'habitants en plein centre de la Chine. Les péages aux sorties autoroutières de la ville sont fermés.     

Les autorités sanitaires internationales, réunies en conclave depuis deux jours à Genève, ont dit espérer que ces mesures soient "à la fois efficaces et de courte durée".     

«Nous avons compris que les mesures prises dans la ville de Wuhan ont résulté de l'initiative de cette ville et ne résultaient pas d'une évolution épidémiologique», a expliqué le président du comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr. Didier Houssin.     

Wuhan, capitale de la province de Hubei, est au coeur de l'épidémie qui depuis décembre a contaminé près de 600 personnes. Mais Pékin a annoncé jeudi un premier décès en dehors de cette région, qui porte le bilan à 18 morts en Chine : un octogénaire est décédé mercredi dans la province de Hebei (nord), qui jouxte la capitale chinoise     

L'OMS a reconnu jeudi l'«urgence en Chine» mais jugé toutefois qu'il était «trop tôt» pour parler d'«urgence de santé publique de portée internationale»     

Cette organisation n'a jusqu'ici utilisé ce terme que pour de rares cas d'épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.     

Symbole de l'inquiétude qui s'est emparée en Chine, la Cité interdite de Pékin, l'ancien palais des empereurs, a annoncé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre pour éviter tout risque de contamination entre les visiteurs.     

À la veille du long congé du Nouvel an chinois, la capitale a décrété l'annulation des festivités, qui drainent habituellement des centaines de milliers de badauds dans les parcs. 

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