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CHU de Québec: un nouveau laboratoire pour traiter les virus

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Le CHU de Québec a inauguré un nouveau laboratoire qui permettra notamment de développer de nouveaux vaccins contre de graves infections, par exemple le coronavirus chinois.   

Le laboratoire de niveau de confinement 3, qui a nécessité des investissements de 1,8 M$, est le premier du genre dans la Capitale-Nationale.     

Avant, le laboratoire était de niveau 2, ce qui diminuait grandement les possibilités de travailler sur des vaccins et de prévenir des pandémies, explique le Dr Guy Boivin, infectiologue.     

Le Dr Boivin a travaillé cinq ans à l’élaboration du nouveau laboratoire inauguré vendredi.     

Cette inauguration tombe à point, alors que l’Asie déploie toutes les mesures nécessaires pour combattre le coronavirus qui a fait plusieurs morts en Chine.     

Cette semaine, six voyageurs en provenance de Chine et suspectés d’être infectés, au Québec, étaient sous la loupe de la Santé publique, mais les résultats obtenus se sont avérés négatifs.     

«Ça montre l’importance d’avoir un laboratoire qui n’est pas seulement voué au diagnostic, mais aussi [...] à la recherche», fait valoir le Dr Boivin.    

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Cette crise en Asie pourrait bien être la pointe de l’iceberg, selon le spécialiste en virologie.     

De plus en plus de virus  

«Avec ce que l’on voit avec le coronavirus, ça illustre bien le potentiel épidémique et pandémique des virus. Je crois que l’on en verra de plus en plus, car il y a de plus en plus de contacts, surtout en Asie, entre les animaux et les personnes», explique le médecin.     

Pour vulgariser, le Dr Boivin explique que les virus sont généralement présents chez les animaux, qui les transmettent à l’homme.     

«Le virus mute, s’adapte, et puis il y a une transmission interhumaine», résume-t-il.     

De trois à quatre personnes, incluant le Dr Boivin, pourront pénétrer dans le laboratoire hautement sécurisé.     

Leur travail sera d’effectuer des recherches sur des agents pathogènes qui causent des maladies mortelles, comme les virus influenza aviaires et la tuberculose.     

Actuellement, l’infectiologue travaille à la mise au point d’un vaccin universel contre la grippe. Le laboratoire lui permettra peut-être de réaliser ce rêve qu’il caresse.     

«Nous ne sommes pas les seuls dans la course, admet-il. Pour l’instant, on n’a pas de découverte à annoncer. La découverte d’un vaccin universel contre l’influenza, c’est un peu le Saint-Graal, en virologie. Tout le monde le veut, mais ce n’est pas facile à atteindre», lance-t-il.