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Consternation dans l’industrie du travail du sexe à Québec

TVA Nouvelles

Le meurtre d’une jeune travailleuse du sexe de 22 ans à Québec suscite l’indignation et l’inquiétude dans l’industrie du travail du sexe. 

Les organismes qui viennent en aide à ces femmes sont mobilisés pour les soutenir.  

«Mon équipe est mobilisée et est là en support pour accueillir les émotions qui émergent de cette situation-là» indique Geneviève Quinty, directrice générale du Projet intervention prostitution Québec.  

«Il faut développer avec les filles des scénarios de protection. Ce sont des discussions qu’on a régulièrement» assure la travailleuse de rue.  

Même si plusieurs moyens sont mis en place pour assurer la protection des travailleuses du sexe, l’organisme de Québec compte intensifier leurs actions au cours des prochaines semaines. 

 

 

Les salons de massage érotique plus sécuritaires? 

Geneviève Quinty assure les salons de massages érotiques sont plus sécuritaires que lorsque les clientes se présentent seule à un domicile ou à un hôtel, par exemple. 

«C’est plus sécuritaire en établissement parce qu’il y a un premier filtre qui se fait. Les clients téléphonent et quelqu’un répond à la réception. Si les besoins des clients sont démesurées ou sont inadéquats, les clients sont refusés» explique Mme Quinty en entrevue à LCN. 

Comme plusieurs travailleuses du sexe travaillent seules, les organismes leur rappellent régulièrement les mesures de sécurité à prendre. 

«Lorsqu’une fille rencontre un client pendant 1h ou 1h30, il faut qu’elle informe son entourage pour que des gens soient au courant» soutient Geneviève Quinty. 

Décriminaliser pour mieux protéger? 

Des organismes vont même jusqu’à réclamer la décriminalisation du travail du sexe pour améliorer la sécurité de ses travailleuses.  

Le fait d’exercer sans encadrement «met les travailleuses plus à risque de travailler» selon Gabrielle Vaudry, intervenante pour le projet LUNE.  

Malgré le statut légal de la pratique, rien au monde ne justifie le meurtre d'une travailleuse du sexe, comme le rappelle Mme Quinty. 

«Peu importe le statut qu’on a dans cette société, personne n’est responsable d’une violence subie» conclut-elle.