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«Fugueuse la suite»: Carlo, ce méchant qu'on aime détester

Béatrice Gravel | Agence QMI

Le Journal de Québec

La première saison de «Fugueuse» a eu un énorme impact sur le public, attirant pas moins de 1,6 million de téléspectateurs. Il faut s'attendre à autant de rebondissements et à des surprises pour la deuxième saison, diffusée à TVA depuis le 6 janvier. On se réjouit d'ailleurs du retour de certains méchants qu'on adorait haïr... dont Carlo!

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Iannicko N’Doua fait partie de notre univers télévisuel depuis plus de 20 ans, grâce aux productions «Le Club des 100 watts» (1994), «2 frères» (1999-2001), «Lance et compte: nouvelle génération» (2002), «L’auberge du chien noir» (2015-2017), «Unité 9» (2012-2013), «Les Simone» (2016-2018) ainsi que «Le jeu» (2018), sans compter ses rôles au cinéma et au théâtre. Tout ce chemin parcouru à seulement 30 ans!

Malgré ces multiples expériences, Iannicko mène sa carrière discrètement. Il n’en est pas moins chaleureux et affable en entrevue. Perfectionniste, il a même rappelé, après l’entretien, pour s’assurer qu’il s’était bien exprimé sur un point précis au cours de l’entrevue.

Iannicko respire le calme et la douceur. Tout le contraire de son cruel personnage de Carlo dans «Fugueuse». Violence, viol collectif, prostitution... Certaines scènes de la première saison ont ébranlé bon nombre de téléspectateurs. «Au cours de la première saison, il y avait matière à haïr le personnage de Carlo; les gens ont pris plaisir à le détester», affirme l’acteur québécois dont le père est ivoirien.

«On poursuivra sur cette belle lancée dans la deuxième saison. Les gens apprécieront de suivre son évolution et son ascension. On découvre une plus grande cruauté chez Carlo. On sait ce qu’il a fait et de quoi il est capable, mais cette fois, il n’y a pas eu de scènes aussi crues à tourner.»

Quatre ans plus tard

La deuxième saison se déroule quatre ans plus tard. Carlo a refait surface. «Il est plus confiant et encore plus établi. Il mène toutes sortes d’activités illégales, dont la prostitution, mais il œuvre aussi dans d’autres secteurs. Il fait entre autres des ¨deals¨ de dope, explique Iannicko. Plusieurs nouveaux personnages, plus jeunes, gravitent autour de lui. Ils l’idolâtrent et le considèrent comme un modèle de pouvoir et de réussite. Entre autres, Karim (Kevin Ranély), un jeune qui commence à exploiter les femmes. Et puisque Fanny (Ludivine Reding) est de retour dans la rue, Carlo la croisera par hasard. Évidemment, cela ravivera tout son passé avec elle, et il cherchera à la retracer. Carlo est un être de pouvoir et de contrôle; il veut donc récupérer son ascendant sur elle. Il retrouvera également Damien (Jean-François Ruel) et Natacha (Kimberly Laferrière).»

Carlo a encore beaucoup de pouvoir sur Damien en raison des dettes de celui-ci envers lui. Initié au monde de la prostitution par Carlo, Damien a d’ailleurs été condamné à la prison à la fin de la première saison. 

«Carlo retrouve Damien à sa sortie de prison. Il avait encore des comptes à régler avec lui au moment de sa mise en détention. Carlo veut évidemment ravoir son dû...»

Dans la première saison, Carlo était le proxénète (et le copain) de Natacha. Maintenant, celle-ci a un nouveau conjoint, Jim, campé par Mathieu Baron. 

«Carlo et Natacha vont se revoir, mais les choses ont évolué entre eux, révèle Iannicko. La deuxième saison est très différente. Mon personnage gravite encore dans l’ancien univers, mais il y a un autre monde complètement différent où les nouveaux personnages et les nouvelles intrigues se développent. La première saison a permis de parler d’enjeux tabous. Il y avait peut-être cette nécessité de discuter de façon crue et directe de l’exploitation des femmes. Les téléspectateurs me disent parfois détester mon personnage, mais on a pu au moins aborder ces sujets-là collectivement et reconnaître cette réalité qui est bien présente. Ça me touche et c’est important.»

Ne manquez pas «Fugueuse la suite» les lundis à 21h, à TVA.

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