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Gallese «avait un haut taux de récidive»

Véronique Racine | Agence QMI

Eustachio Gallese, l’homme de 51 ans qui a assassiné une jeune femme dans un hôtel de Québec, «avait un haut taux de récidive», estime Nancy Roy, directrice de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAQ).   

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«C’était totalement prévisible, a expliqué Mme Roy à l’émission «Dutrizac», à QUB radio, vendredi. Cet homme-là, cet assassin-là, était dangereux. Il avait un haut taux de récidive, mais on décide quand même, au nom de la réinsertion sociale des détenus, de mettre en danger la sécurité de la population. Ça, pour nous, c’est inacceptable.»   

En octobre 2004, Gallese avait été reconnu coupable du meurtre de sa conjointe à coups de marteau, en plus de l'avoir poignardée. Il avait été libéré après 12 ans de prison.   

Mercredi soir, celui qui était en semi-liberté depuis mars dernier s’est présenté à un poste de police, afin de confesser l’homicide de Marylène Lévesque. Il a été accusé jeudi de meurtre au deuxième degré.   

La directrice de l’AFPAQ a déploré les «sentences bonbon» pour les gens qui ont commis «des homicides violents».   

«On dénonce ça depuis des années, des sentences bonbon, des éligibilités aux libérations conditionnelles après dix ans, et ça, on enlève le temps de détention préventive. Ces gens-là se retrouvent des fois, libres après sept ans, huit ans, mais après avoir assassiné quelqu’un. Pour nous, c’est inacceptable, a-t-elle mentionné avant d’ajouter que c’est un être qui était dangereux, qui a fait un homicide crapuleux».   

Mme Roy a rappelé que les familles des victimes «sont condamnées à perpétuité» à vivre avec la douleur «de la perte de leur être cher».   

«Le sentiment de justice pour les proches, c’est 25 ans. Ces gens-là devraient faire leurs 25 ans. Ils ont pris une vie, alors qu’ils fassent une sentence à vie», a-t-elle ajouté.   

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