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Meurtre à Québec: Sonia LeBel demande des réponses au fédéral

Vincent Larin | Agence QMI

La ministre québécoise de la Justice, Sonia LeBel, interpelle le gouvernement fédéral afin que la lumière soit faite sur les raisons qui ont mené à la semi-liberté du présumé meurtrier d’une jeune travailleuse du sexe à Québec.    

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L’homme qui a avoué avoir assassiné la femme de 22 ans dans un hôtel de Québec, mercredi soir, avait la bénédiction de la Commission des libérations conditionnelles pour rencontrer des femmes «afin de répondre à [ses] besoins sexuels» malgré le meurtre de sa conjointe en 2004, a révélé le «Journal de Québec».    

Eustachio Gallese, 51 ans, a été formellement accusé jeudi du meurtre au deuxième degré de Marylène Lévesque à la suite de la découverte du corps violenté de la femme de 22 ans à l’hôtel Sépia, dans le secteur de Sainte-Foy.  

«Les libérations conditionnelles doivent effectivement prendre en compte les principes de réinsertion sociale, mais ils ont comme principe prépondérant, d’abord et avant tout, la sécurité de nos citoyens et la sécurité des gens», a-t-elle expliqué en mêlée de presse, vendredi, depuis Sainte-Tite.    

Or, comme elle le rappelle, la Commission des libérations conditionnelles relève du gouvernement fédéral. C’est pourquoi elle interpelle le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada, Bill Blair, afin d’avoir des détails sur le processus qui a mené à la libération conditionnelle de Gallese, en 2016.    

«Suite à ces réponses, on pourra voir avec lui quelles sont les mesures qui pourront être mises en place pour éviter, si c’est possible, qu’une telle situation se reproduise», a-t-elle indiqué.

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