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Meurtre à Sainte-Foy: «c’était prévisible»

Jean-François Racine | Journal de Québec

La fille de Chantale Deschesnes, la victime assassinée en 2004, dénonce le laxisme de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qui a permis au meurtrier de sortir.       

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«C’était prévisible. La prison à vie, ça devrait être la prison à vie sans possibilité de sortir», a lancé d’entrée de jeu Mary-Pier Deschesnes, qui a perdu sa mère de façon tragique alors qu’elle n’avait que sept ans. Sa sœur plus âgée a également souffert de ce drame.            

Un peu plus de 15 ans plus tard, la jeune femme assure que des membres de sa famille ont fait des représentations auprès des autorités afin de s’assurer que le criminel dangereux reste derrière les barreaux.            

Malgré tout, Eustachio Gallese a pu quitter le pénitencier dès 2016 pour amorcer un processus graduel de réinsertion sociale.             

À plusieurs reprises, Mary-Pier Deschesnes a répété qu’il fallait que la situation change. Ses proches savaient que Gallese était désormais à l’extérieur des murs. Selon elle, la réhabilitation a ses limites.            

   

  • Nancy Roy, directrice générale de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, était à Dutrizac sur QUB radio:    

  

«Un cas perdu»  

«Il avait déjà assassiné ma mère froidement. J’aurais même pu le croiser dehors. On ne veut pas qu’il sorte encore dans 15 ans. C’est un cas perdu. Il n’y a rien à faire. Maintenant, il a brisé deux familles. Il faut que ça change», ajoute-t-elle.            

La fille de Chantale Deschesnes a eu quelques bons mots pour Marylène Lévesque, qu’elle ne connaît pas.            

«Ça nous fait revivre le passé. Je suis inondée de messages. Beaucoup de gens se rappellent le crime en 2004. C’est assez lourd. Aujourd’hui, la victime a mon âge, c’est une très belle fille. C’est horrible, ça fait mal.»             

En 2006, lorsque Gallese a été condamné à la prison à perpétuité, la mère de Chantale Deschesnes était satisfaite.            

«Il y a eu une justice, c’est juste ça que je voulais. Mais le coup de couteau, mon mari et moi le sentons encore», avait-elle mentionné au Journal à l’époque.            

«C’est tellement injuste ce qu’il a fait. Ses 15 ans de prison, je souhaite qu’il les passe à réfléchir à son acte», avait aussi lancé la grand-mère de la victime.       

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