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Peter MacKay plaide pour l’unité des conservateurs pour battre Trudeau

Agence QMI

L’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères Peter MacKay a plaidé samedi pour l’unité des conservateurs, une condition nécessaire pour unifier le pays et défaire les libéraux de Justin Trudeau. 

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Lançant officiellement sa campagne à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), à Stellarton, en Nouvelle-Écosse, le candidat à la succession d’Andrew Scheer a expliqué qu’il était impossible pour lui de voir «un gouvernement fédéral qui hausse les épaules et fait plus de mal que de bien». 

«Je ne peux pas abandonner mon pays alors que ce gouvernement rend la vie plus dure à nos citoyens, a-t-il expliqué. Je ne peux pas rester là et espérer que quelqu’un d’autre fasse le travail qui doit être fait.» 

Peter MacKay, 54 ans, a promis d’aider «à unifier le pays [...] et, avec d’autres, bâtir une meilleure vie pour nous tous». 

Appelant de ses vœux l’unité des forces conservatrices, il a mis en garde militants et élus: «Si nous ne sommes pas unis, notre parti comme notre pays courent un grand risque, a-t-il dit. Nous risquons encore plus d’années avec Justin Trudeau. Plus d’années d’un gouvernement libéral arrogant qui rend la vie plus dure pour les gens qu’ils disent vouloir aider». 

Peter MacKay a été le dernier chef du Parti progressiste-conservateur et a orchestré la fusion en 2003 de la formation politique avec l’Alliance canadienne pour créer l’actuel Parti conservateur. 

Appel aux Québécois 

Dans son discours d’une vingtaine de minutes, celui qui a occupé plusieurs postes de ministre dans le gouvernement de Stephen Harper, a aussi lancé un appel aux Québécois, dans un français approximatif. 

«À mes amis du Québec, votre dynamisme économique et culturel m’inspire beaucoup, a-t-il confié. Je suis ici pour vous parler d’espoir. L’espoir d’élire un gouvernement national qui partage vos valeurs québécoises, qui respecte vos compétences et qui est fier de la place du Québec en tant que nation au sein du Canada.» 

Outre l’appel à l’unité et la main tendue aux Québécois, il a aussi plaidé pour «une meilleure protection de l’environnement» ainsi que pour la préservation et la protection des «droits durement acquis de la personne». 

M. MacKay a représenté la circonscription de Nova-Centre en Nouvelle-Écosse pendant 18 ans avant d’annoncer son retrait de la vie politique, en 2015. Depuis l’annonce de son retour, il cumule déjà plusieurs appuis formels. 

Rappelons que la course à la chefferie du PCC a été lancée après la démission d’Andrew Scheer, en décembre dernier. «Selon moi, c’est une bonne chose d’avoir plusieurs candidats», a confié ce dernier, samedi. M. Scheer restera à la tête de la formation politique jusqu’à l’élection du prochain chef, le 27 juin, lors d'un congrès à Toronto. 

Les aspirants-chefs ont jusqu’à la fin février pour officiellement entrer dans la course. 

Charest, Poilievre et Ambrose passent leur tour 

Plusieurs candidats possibles se sont tour à tour désistés au cours de la dernière semaine: d’abord l’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, puis le député Pierre Poilièvre et l’ancienne chef intérimaire des conservateurs Rona Ambrose. 

Dans les troupes conservatrices, l'idée d'un couronnement de Peter MacKay fait maintenant du chemin. 

Erin O'Toole plonge aussi 

Mis à part M. MacKay, la députée ontarienne Marilyn Gladu et l’ancien organisateur québécois Richard Décarie ont confirmé qu’ils comptaient être de la partie, tout comme le député de la région de Toronto Erin O’Toole. 

Ce dernier, qui a fini troisième dans la dernière course au leadership, en a fait l’annonce samedi sur son compte Twitter. «Let’s go. Allons-y», a-t-il écrit dans un message accompagné d’une vidéo qui se termine sur l’inscription «01.27.2020». 

  

  

Né à Montréal, Érin O’Toole a été élu à Ottawa lors d’une élection partielle en 2012. Il a ensuite été réélu en 2015 et en 2019 lors des élections générales. Il donnera le coup d’envoi à sa campagne lundi, en Alberta.

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