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Meurtre à Québec : «on est victimes de la même personne»

TVA Nouvelles

Mary-Pier Deschênes avait sept ans quand Eustachio Gallese a froidement assassiné sa mère, Chantale Deschênes, à coups de marteau et de couteau.   

L’homme qui l’a privée de sa mère a fait une autre victime cette semaine, alors qu’il était en semi-liberté. La fille de la victime s’explique mal comment on a pu laisser un criminel de sa tempe rencontrer une jeune femme dans un hôtel de Québec, avant de la tuer.   

«Tu es pas censé sortir quelqu'un de prison qui a fait quelque chose d'aussi... dégueulasse. C'est un massacre. C'est horrible», dit-elle, sous le choc.   

Elle et ses proches ont appris, impuissants, les détails entourant le meurtre de Marylène Lévesque. Mais même avant que le meurtrier récidive, l’inquiétude rongeait les membres de sa famille. «On savait que cette personne-là était dangereuse, irrécupérable. On ne pouvait rien faire.»  

Présente au procès  

Solidaire, Mary-Pier Deschênes est en contact avec les proches de Marylène Lévesque, âgée de 22 ans elle aussi. Elle souhaite les soutenir dans l’épreuve qu’ils traversent et qu’elle ne connait que trop bien. «On est victimes de la même personne. Je vais aller au procès. Je veux être là pour cette famille-là parce que ça va être difficile aussi.»  

Sur une note plus personnelle, elle ajoute que Eustachio Gallese l’a privée d’une enfance normale. « C’est dur tous les jours de grandir en sachant de quelle façon...» commence-t-elle, incapable de terminer sa phrase.  

De sérieuses lacunes  

Mary-Pier Deschênes remet en question le système qui a permis la semi-libération d’Eustachio Gallese, et surtout, l’encadrement du meurtrier hors des murs de la prison.   

« Il me semble qu'un suivi pour un meurtrier, ce n’est pas de l'appeler une fois aux deux semaines pour savoir ce qu'il a mangé pour souper! C'est sûr qu’on aimerait avoir des réponses plus précises au sujet de la personne qui s'occupait de lui. Il y a eu une erreur de jugement», martèle la jeune femme.   

« Et on ne parle pas d’une petite erreur. C’est une erreur qui a coûté la vie à une fille de 22 ans.»