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L’avenir du Club de golf de Beloeil inquiète

La situation financière du Club de golf Beloeil inquiète des citoyens qui craignent la vente d’une parcelle de terrain à un promoteur.  

Selon le président du conseil d’administration du Club, Daniel Pelland, l’organisation fait face à une dette importante qui s’élève à environ 3 M$. 

Le Club croit que la vente d’une partie du champ de pratique, qui représente environ 5% de l’ensemble du terrain de golf, lui permettrait d’assurer sa survie.  

Pour M.Pelland, il est «impératif de procéder à la vente», sans quoi le terrain fermera.  

Même si rien n’est encore décidé, la simple idée d’un projet de construction d’un bâtiment d’habitation sur cette parcelle de terrain suscite de l’inquiétude à Beloeil.  

«On est en déficit d’espace vert à Beloeil», a plaidé une citoyenne. 

«En ce moment, c’est comme une maladie ici. La minute qu’il y a un espace vert, on dirait qu’il faut que les contracteurs mettent la main dessus», en ajoute une autre. 

Pour certains citoyens, le terrain de golf est «primordial dans le maintien de l’équilibre de l’écosystème de la région» et il constitue «un véritable poumon vert pour la Ville.» 

«Si c’est la fin d’un cycle pour le club de golf, bien nous autres, les citoyens, on doit se prendre en main et prendre possession de cette espace-là», indique Michel Béland, porte-parole du comité Sauvons le golf Beloeil  

Les citoyens souhaitent plutôt avoir une réserve foncière.  

«Ce n’est pas une obligation d’acquisition, mais c’est une réserve pour annoncer une intention d’acquisition à des fins publiques évidemment», explique l’urbaniste Yves Deshaies 

Consultation citoyenne  

Lors de la séance du conseil municipal lundi, la mairesse de Beloeil, Diane Lavoie a annoncé que la Ville lance officiellement une consultation citoyenne sur l’avenir du terrain de golf inauguré en 1923.  

Mme Lavoie estime que l’acceptabilité sociale est une condition incontournable pour un tel projet. 

«Tant et aussi longtemps qu’on n’a pas réussi à voir un consensus vis-à-vis les citoyens, il n’y aura pas de demande de changement de zonage qui sera entendue par le conseil municipal. L’important, c’est vraiment d’avoir le son de cloche de tous les citoyens», dit-elle.