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Sue Montgomery persiste et signe

Agence QMI

Sue Montgomery, mairesse de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce récemment expulsée du caucus de Projet Montréal, a vertement critiqué le processus d’enquête entourant sa directrice de cabinet pour une affaire de harcèlement psychologique.  

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«J'ai des doutes sur le travail du contrôleur général. J'ai l'impression que quelqu'un veut faire taire ma directrice de cabinet», a-t-elle affirmé en entrevue à LCN, lundi matin, répétant qu'elle avait elle-même demandé cette enquête sur le climat de travail dans son arrondissement.  

Rappelons que Sue Montgomery a été expulsé de son parti par la mairesse de Montréal Valérie Plante, parce qu’elle a refusé de remercier sa directrice de cabinet Annalisa Harris.  

Sue Montgomery a répété qu’elle a «besoin de voir la preuve» amassée sur Annalisa Harris, l’employée visée par l’enquête, avant de prendre une décision la concernant. L’ancienne journaliste soutient de plus que même la mairesse Valérie Plante n’a pas eu accès à ladite preuve colligée par le contrôleur général de la Ville qui recommandait son congédiement.  

La mairesse d’arrondissement a aussi de nouveau défendu Annalisa Harris, qu’elle a qualifiée «de professionnelle, intelligente et respectueuse».  

Plusieurs personnes au sein de l'équipe de Sue Montgomery ont été rencontrées pour faire la lumière sur le climat malsain qui régnait au sein de l'arrondissement. Mais les détails de l’enquête n’ont pas été dévoilés à la mairesse de l’arrondissement.  

«Je vais continuer de représenter les résidents de Côte-des-Neiges-NDG et je vais continuer à poser des questions», a-t-elle conclu.

La mairesse nie

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, assure qu’elle n’a pas exigé le congédiement de Mme Harris. 

«Il était clairement écrit que la personne visée ne devait plus être en contact avec des fonctionnaires. Mon cabinet a proposé à Mme Montgomery de relocaliser cette personne pour quelques mois à la permanence du parti, a relaté Mme Plante. Elle a demandé d’être dans mon cabinet ce que j’ai catégoriquement refusé.»

Questionnée à savoir pourquoi elle a offert un emploi dans son parti à une personne accusée de harcèlement, Valérie Plante a indiqué que c’était «différent».

«La personne était en position d’autorité auprès des fonctionnaires. Au parti c’était du travail de bureau sans contact avec des fonctionnaires. Ça aurait été un contrat à court terme pour nous permettre d’aller de l’avant. Nous cherchions une solution, contrairement à Mme Montgomery», a-t-elle justifié. 

La mairesse condamne d’ailleurs l’attitude de l’ex-membre de son parti d’avoir divulgué des éléments confidentiels d’un rapport interne et de ne présenter que les bouts qui lui sont favorables.

«La raison pour laquelle Mme Montgomery n’a pas pu voir le rapport est qu’elle est nommée elle-même pour avoir fait de l’aveuglement volontaire», a-t-elle expliqué.

- avec la collaboration de Dominique Cambron-Goulet, Journal de Montréal

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