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Accepter ou rejeter cet autre projet de sables bitumineux?

TVA Nouvelles

Le gouvernement Trudeau devra bientôt se positionner face à l’imposant projet de mine de sables bitumineux Frontier, présenté par Teck Resources. 

Situé dans le nord-est de l'Alberta, ce nouveau projet permettrait de produire 260 000 barils de pétrole par jour pendant 40 ans.  

Les conservateurs mettent de la pression sur les libéraux pour qu’il aille de l’avant, malgré les gaz en effet de serre qui en découleront. «À partir du moment où toutes les étapes environnementales ont été acceptées, tant par le provincial que le fédéral, il est temps d'aller de l'avant», s’impatiente Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent. 

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta, souhaite aussi que le projet commence le plus rapidement possible. Son impatience et son inquiétude sont relayées aux communes par la députée conservatrice Shannon Stubbs, qui promet 7000 nouveaux emplois aux Albertains.  

Le cabinet Trudeau évalue ses options et fera connaître sa décision à la fin de février. Le ministre de l’environnement et des changements climatiques, Jonathan Wilkinson, reste vague quant à l’avenir de la mine, évoquant l’acceptation, le refus, ou le report du projet. 

Les oppositions demandent de leur côté comment l’approbation de ce projet est compatible avec des cibles d'émission de gaz à effet de serre plus ambitieuses pour 2030 et un Canada carboneutre en 2050. 

«Quatre millions de tonnes de CO2 par année... Qui, logiquement, peut tenir le discours du maintien des accords de Paris et se lancer dans pareil projet?», dénonce Mario Simard, député du Bloc québécois.  

«Comment pouvez-vous avoir des cibles plus ambitieuses de réduction de gaz à effet de serre et approuver un projet de mine de sables bitumineux qui va faire exploser nos émissions de gaz à effet de serre?», dit pour sa part Alexandre Boulerice, chef adjoint du Nouveau Parti démocratique.