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Armes à feu : QS demande un certificat médical avant l'acquisition

En marge du troisième anniversaire de cette tragédie, Québec solidaire revient à la charge et somme le gouvernement de réclamer un certificat médical pour l'achat d'une arme à feu. 

Le contrôleur des armes du Québec analyserait ce certificat et déciderait si l'acheteur est apte à soumettre une demande de permis de possession d'arme au fédéral.  

Le parti considère qu’il n’y a pas assez de vérifications effectuées pour le moment et demande que le contrôleur des armes à feu réclame un certificat médical avant l’enregistrement.     

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Cette demande abonde dans le même sens que celles déjà présentées par l’organisme Poly se souvient et les responsables de la grande mosquée de Québec.     

«On vise notamment la question de la santé mentale», explique le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc. «[Alexandre Bissonnette] avait menti sur ses antécédents de santé mentale dans le formulaire tel quel et comme il y a moins de 5% des demandes qui sont vérifiées, et bien il était passé dans le système», indique-t-il.     

Le député de Québec solidaire ajoute que l’obligation d’obtenir un certificat médical augmenterait les chances d’avoir «des drapeaux rouges qui sont levés à un moment ou un autre de tout ce processus-là.»    

Pas de «risque zéro»    

Alexandre Leduc est conscient que l’obligation de fournir un certificat médical n’éliminerait pas complètement les risques. Il précise cependant qu’«entre le risque zéro et ce qui nous semble pas tout à fait adéquat actuellement [...] le certificat médical nous semble quelque chose d’intéressant à coût nul pour l’État.»     

De son côté, le cabinet de la ministre de la Sécurité publique se dit «toujours prêt à discuter avec le fédéral concernant des mesures pour améliorer le contrôle des armes à feu» et soutient que « le Québec est déjà l’État le plus strict pour le contrôle des armes à feu en Amérique du Nord».      

Il ajoute qu’«il faut souligner que nous devons lutter de façon efficace contre le crime organisé et les criminels qui eux, n’enregistrent pas leurs armes».    

À ce jour, on estime que 80 000 armes à feu n’ont toujours pas fait l’objet d’un enregistrement auprès du contrôleur des armes à feu.     

- Avec les informations d’Alain Laforest

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