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Le conseil municipal en faveur d’une charte des usagers de la STM

Elsa Iskander | Agence QMI

GEN-STM-AUTOBUS

Joël Lemay / Agence QMI

Le conseil municipal de la Ville de Montréal a adopté mardi matin une motion demandant à la Société de transport de Montréal (STM) d’élaborer une charte des usagers. Ironie de la chose: la séance du conseil avait débuté une quinzaine de minutes en retard en raison d’une panne de métro.

«Avant de débuter, j’aimerais présenter mes excuses au nom de tous les membres du conseil pour ce petit retard. Nous étions plusieurs pris dans le métro, incluant moi-même», a dit d’entrée de jeu la présidente du conseil municipal, Cathy Wong. Deux arrêts de services ont eu lieu à l’heure de pointe, sur la ligne orange et verte.

Pour Éric Alan Caldwell, responsable des transports au comité exécutif de la Ville, cette situation «démontre l’importance de la fiabilité» du réseau et d’investir dans les transports collectifs. «C’est très important pour amener des usagers au transport en commun, la fiabilité du réseau. C’est des matins comme aujourd’hui qu’on le réalise cruellement», a-t-il commenté.

Retards problématiques

«Aucun usager de la STM devrait se dire "étant donné que les autobus vont être en retard, je dois partir vingt minutes plus tôt". Pourtant, c’est une réflexion qui est courante à Montréal», avait fait valoir la veille Karine Boivin-Roy, leader de l’opposition et auteure de la motion demandant à la STM d’intégrer une charte des droits et responsabilités des usagers lors de la révision de son plan stratégique 2025. Une reddition de compte annuelle sur la qualité du service est aussi réclamée.

«Nous allons effectivement inclure une charte des droits et responsabilités à notre Plan stratégique organisationnel (PSO) 2030», a confirmé la STM. La révision du PSO 2025, qui s’appellera ensuite PSO 2030, débutera cette année. Cela ne signifie pas nécessairement qu’une charte verrait le jour en 2020, mais les travaux devraient être bien avancés, selon l’organisation.

Voies réservées

Par ailleurs, un règlement permettant à la Ville centre plutôt qu’aux arrondissements de décider de la mise en place de voies réservées pour les autobus a été adopté, malgré l’opposition d’Ensemble Montréal.

Cela permettra d’avoir plus de cohérence, sachant que certains axes de voies réservées peuvent traverser plusieurs arrondissements, a fait valoir M. Caldwell. «L’idée, c’est de proposer un grand plan, comme on l’a fait pour le Réseau express vélo, ou ce n’est pas chaque voie réservée qui est utile, mais le réseau.»

L’été dernier, on apprenait que la Société de transport de Montréal souhaitait étudier l’ajout possible de 65 kilomètres à son réseau de mesures préférentielles pour bus.