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1000 patients quittent l'urgence quotidiennement sans se faire soigner

Agence QMI

Plus de 1000 patients quittent l’urgence quotidiennement sans avoir pu être traités, déplore l’Institut économique de Montréal (IEDM), qui réclame un «coup de barre» comme la fin des quotas d'admission en médecine ou des pouvoirs accrus aux pharmaciens et aux infirmières praticiennes. 

Dans un nouveau rapport se basant sur les données du ministère de la Santé, l’analyste associé senior à l'IEDM Patrick Déry indique que près de 380 000 patients québécois sont partis des salles d’urgence sans être traités, soit environ plus de 1000 quotidiennement. 

Il a précisé qu’un «cinquième de ces patients avaient été classé au triage comme étant un cas ‟très urgent" (priorité 2) ou ‟urgent" (priorité 3), ce qui signifie que leur condition pouvait mettre leur vie en danger». 

L’auteur est d’avis que pour pallier cette situation, le gouvernement doit absolument y aller d’un «coup de barre». 

Dès maintenant, Québec doit «mettre fin aux quotas d'admission en médecine», recommande-t-il, de même que la réforme du paiement à l'acte des médecins. 

Il propose aussi d’élargir encore plus le champ de pratique des professionnels de la santé, comme les infirmières praticiennes et les pharmaciens, et ce faisant d’abaisser «les barrières qui empêchent les patients d'accéder aux soins, quitte à déplaire à certains groupes d'intérêts». 

Patrick Déry estime aussi qu’il faut profiter de l'implantation du financement à l'activité des hôpitaux «pour confier la gestion de quelques-uns d'entre eux à des entrepreneurs, tout en maintenant le caractère universel de notre système de santé».