/news/coronavirus

Le coronavirus affecte l’économie québécoise

TVA Nouvelles

L’effet de l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine, mais aussi des dizaines d’autres pays, se fait sentir dans l’économie québécoise. 

• À lire aussi: Comment s’est propagé le virulent coronavirus

• À lire aussi: Washington va interdire l'entrée des non-Américains étant allés en Chine

• À lire aussi: La Chine va rapatrier des habitants de Wuhan et sa région depuis l'étranger

L’industrie du tourisme est la première touchée. Si de nombreux pays ont déjà annoncé l’annulation de vols en direction ou en provenance de la Chine, d’autres ont fermé leurs frontières. 

 «On avait quelques départs de prévus au printemps. Donc on vient d’annuler deux programmes qui touchent à peu près une trentaine de passagers», affirme Cristelle Cormier, directrice adjointe de l’entreprise Tours Chanteclerc. 

L’inquiétude des voyageurs pourrait les amener à bouder longtemps le continent. 

«Il est évident que ça a un impact sur les voyages en Chine pour la prochaine année», croit Mme Cormier. 

Cette inquiétude pourrait se transposer à d’autres pays où des cas de coronavirus ont été détectés. 

Si les voyageurs choisissent d’annuler un voyage dans un des 24 pays où des cas ont été recensés, ils pourront seulement être remboursés si le gouvernement a émis un avertissement pour la destination.  

 «Tant qu’il n’y a pas d’avertissement du ministère des Affaires étrangères du Canada d’éviter la destination, les voyageurs ne peuvent pas annuler sans frais», explique Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec.   

Impact sur les importations

On compte 14,5 milliards d’échanges commerciaux entre le Québec et la Chine. Alors que près de 56 millions de Chinois qui sont confinés, le milieu économique québécois doit se réorganiser. 

Les importations en provenance de la Chine se chiffrent à 11,6 milliards de dollars au Québec.

«Pour l’instant, les commandes voyagent. Les individus voyagent moins, mais les navires transportent les marchandises», soutient Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. 

«Éventuellement, il pourrait y avoir des difficultés à renouveler des commandes ou à renouveler des ententes parce que ça prend un humain qui rencontre un humain, poursuit-il. Peut-être que des produits chinois seront remplacés par des produits d’autres pays comme le Vietnam ou le Brésil. On verra comment tout ça va se reconfigurer.»

L’impact de l’épidémie sur l’économie mondiale dépendra principalement de sa durée. Mais déjà, plusieurs usines chinoises ont annoncé qu’elles resteront fermées au moins jusqu’au 9 février.  

- D’après les informations de Cassandre Forcier-Martin

Dans la même catégorie