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De retour de Chine, un Montréalais se met lui-même en quarantaine

TVA Nouvelles

Tout juste revenu d’un séjour prolongé en Chine, un étudiant montréalais a décidé de se placer lui-même en quarantaine.  

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«Par mesure de précaution et de protection du public, j’ai décidé de rester chez moi», a expliqué Vincent L. en entrevue à TVA Nouvelles.  

Ce dernier est revenu sur les différentes étapes de son voyage de retour depuis le nord-est de la Chine où il étudiait en administration publique. Cette région est très peu touchée par le virus.  

Il a été quelque peu étonné de pouvoir revenir presque «normalement» au pays vendredi soir.  

«Ça s’est somme toute relativement bien passé. Les vols domestiques à l’intérieur de la Chine n’ont pas été suspendus pour la plupart. Ça s’est très bien fait entre Shenyang et Pékin», a-t-il raconté.  

Il a ensuite quitté la capitale chinoise pour Détroit où il faisait escale avant son retour au Québec.  

«À Détroit, le CDC (le centre pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, NDLR) nous a évalués afin de donner le feu vert à notre débarquement.»  

Vincent a indiqué qu’il n’avait pas été évalué personnellement, mais que des spécialistes étaient montés à bord de l’appareil pour s’entretenir avec des personnes qui auraient pu être ciblées par les agents de bord.  

Peu de questions et pas de consignes  

À son arrivée à Montréal, on lui a posé que très peu de questions.  

«Il est demandé dans le formulaire si la personne a été dans la province du Hubei, la région touchée par le coronavirus. Puisque je ne suis pas allé, je n’avais pas rien d’autre à mentionner. Quand j’ai passé la frontière, on m’a posé quelques questions. Je leur ai dit que je ne pensais pas avoir été en contact avec le virus et ils m’ont laissé passer», a-t-il dit.  

Puisqu’on ne lui a pas donné de consignes particulières, il a décidé de contacter lui-même les autorités pour rapporter son retour de Chine.  

«J’ai pris l’initiative de contacter Info-Santé. J’ai aussi contacté le CHUM pour savoir s’il était possible d’être dépisté rapidement. Ils m’ont répondu qu’il fallait voir l’apparition des symptômes avant d’aller les voir», a-t-il fait savoir.  

«Lorsque j’étais en Chine, j’ai eu cinq contrôles de température entre mon dortoir jusqu’à l’avion. Je n’ai plus eu de contrôle, en tout cas systématique, depuis mon retour en Amérique du Nord.»