/finance/homepage

Le marché du travail ouvert aux personnes handicapées

Sylvie Lemieux | Journal de Québec

Chocolats Favoris, en compagnie d’autres employeurs, est monté au front récemment pour demander au gouvernement d’intégrer davantage de personnes handicapées au marché du travail en soutenant les entreprises adaptées.     

« C’est une main-d’œuvre dont on ne peut se passer », soutient Charles Auger, associé et vice-président, Opérations.    

Depuis plusieurs années, Chocolats Favoris confie les tâches d’assemblage et d’emballage de ses produits au Groupe TAQ, une entreprise adaptée qui donne du travail à des personnes handicapées. Il y en a une quarantaine au Québec qui fournissent de l’emploi à 5000 personnes, dont 4000 ont des limitations fonctionnelles.    

« Sans le Groupe TAQ, notre croissance ne serait pas la même », affirme M. Auger. « L’une de ses forces, c’est la flexibilité qu’elle nous apporte. Quand on a lancé nos fondues dans les 280 IGA [...], c’était difficile de prévoir la demande. Lorsque les ventes se sont révélées plus fortes qu’on pensait, il a suffi d’un appel pour que l’entreprise ajoute un chiffre de soir pour nous permettre de livrer les produits à temps. »    

Un accès limité    

De plus en plus d’entreprises font appel aux entreprises adaptées pour pallier la rareté de main-d’œuvre. Cela fait en sorte que certaines, comme le Groupe TAQ, peinent à répondre à la demande. Or, elles sont freinées dans leur croissance par les quotas gouvernementaux.    

En effet, l’accès au marché du travail est limité pour les personnes handicapées. Québec prévoit créer 400 postes permanents dans l’ensemble des entreprises adaptées d’ici cinq ans. En novembre dernier, il y avait plus de 120 000 prestataires du programme de solidarité sociale avec des contraintes sévères à l’emploi dans la province.     

Chocolats Favoris et les autres signataires de la lettre souhaitent que Québec déplafonne le nombre de postes subventionnés dans les entreprises adaptées. Selon M. Auger, le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, en a rapidement accusé réception.