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Un ex-policier aurait tué ses deux locataires

Frédérique Giguère | Journal de Montréal

Un policier retraité de la GRC aurait abattu ses deux locataires, dimanche, en Outaouais, avant de mettre le feu à sa maison et d’appeler lui-même les secours.   

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Yvon Mercier, 69 ans, entretenait un important conflit avec au moins une des deux personnes à qui il louait une partie de sa maison de la rue Mercier, à Val-des-Monts.    

Dans des circonstances qui demeurent inconnues, une violente querelle a éclaté entre le sexagénaire et ses locataires à l’intérieur de la résidence vers 15 h 30. Armé d’une arme de chasse, le policier retraité depuis 2007 aurait ouvert le feu sur Céline Labelle, 54 ans, et son conjoint Pierre Dupuis, 50 ans.   

Accélérant  

Il aurait ensuite enduit certains endroits d’accélérant, avant d’allumer un incendie et de sortir de la maison. C’est à ce moment qu’il a lui-même appelé le 911 pour signaler la situation.    

Selon nos informations, les enquêteurs ont mis peu de temps avant de lui passer les menottes aux poignets puisqu’il aurait fait des aveux juste après son geste présumé.    

Le périmètre de sécurité est demeuré bouclé une bonne partie de la journée d’hier afin de permettre aux enquêteurs de faire leur travail.

Photo courtoisie, Jacynthe Bélisle

Le périmètre de sécurité est demeuré bouclé une bonne partie de la journée d’hier afin de permettre aux enquêteurs de faire leur travail.

Les pompiers de Val-des-Monts ont été les premiers à se rendre sur les lieux. Ils ont rapidement maîtrisé l’incendie, qui n’était pas d’une grande intensité. Ils sont ensuite entrés et c’est à ce moment qu’ils ont découvert les cadavres.   

Transféré à la SQ  

À la suite de cette macabre découverte, l’enquête a rapidement été transférée à la section des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec.    

Yvon Mercier a été formellement accusé des meurtres non prémédités de Céline Labelle et de Pierre Dupuis et d’incendie criminel, hier après-midi au palais de justice de Gatineau.    

Comme la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, il demeurera détenu en attendant la suite des procédures et reviendra en cour le 17 février.    

Celui qui a longtemps patrouillé dans la ville de Regina, en Saskatchewan, n’a aucun antécédent judiciaire.    

– Avec la collaboration d’Andrea Valeria