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Facile d’acheter de la drogue au Beach Club

Claudia Berthiaume | Journal de Montréal

Deux agents d’infiltration de la Sûreté du Québec ont facilement pu se procurer de la drogue à trois occasions au Beach Club de Pointe-Calumet, malgré des fouilles effectuées à l’entrée du site.   

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«C’était quand même assez aisé [de faire la transaction]. Le suspect était le premier sujet abordé», a relaté mercredi l’agente, dont l’identité est protégée. 

La policière a témoigné par téléphone lors des audiences du Beach Club devant la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), au palais de justice de Montréal. 

Elle a relaté avoir réussi à acheter quatre comprimés de «Molly» – une drogue chimique de la famille des amphétamines – à peine une heure après son arrivée sur le site, le 17 juin 2018. 

Ce jour-là, sa mission était d’aller au bar à ciel ouvert pour faire l’achat de stupéfiants auprès d’un vendeur sur place. Ce dernier n’était pas ciblé à l’avance et était inconnu de la policière. 

Quelques heures après la première transaction, un homme qui s’est décrit comme un «adepte du Beach Club» a abordé l’agente pour lui «demander si [elle] voulait avoir du fun».  

Celui-ci lui a ensuite fourni de la cocaïne, qu’il avait cachée à son intention dans une toilette de l’établissement des Laurentides.  

«C’est l’individu lui-même qui nous en a offert», a-t-elle précisé aux juges administratives Louise Marchand et France Thériault.  

Un autre policier sous couverture avait lui aussi réussi à acheter de la drogue au Beach Club deux semaines avant sa collègue.  

Sous ses testicules 

Il a indiqué avoir été fouillé par la sécurité du bar à son arrivée, tout en précisant que l’homme qui lui a vendu les stupéfiants s’était vanté d’avoir «caché sa coke dans ses bobettes, sous ses testicules», pour entrer sur le site. 

Contre-interrogé par Me David Beaudoin, qui représente le Beach Club, l’agent a dit qu’il était «plus facile de trouver [de la drogue] dans une foule que dans un bar où il y a quatre ou cinq personnes».  

Cela s’applique également aux festivals comme Osheaga ou ÎleSoniq, a noté le témoin. 

Les audiences se poursuivent jeudi matin.

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