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La police est allée plus de 500 fois au Beach Club

Claudia Berthiaume | Journal de Montréal

GEN-HELLS ANGELS, CANADA RUN AU BEACH CLUB

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL / AGENCE QMI

Les policiers sont intervenus à plus de 500 reprises au Beach Club de Pointe-Calumet ces quatre derniers étés.   

C’est ce qu’il a été possible d’apprendre mardi, au premier jour des audiences du bar devant la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ).    

L’établissement à ciel ouvert est considéré comme un « cas problème » par la Régie de police du Lac des Deux-Montagnes (RPLDM).    

Nombreuses intoxications, bagarres, vente de drogue, plaintes de bruit, présence de Hells Angels ; le Beach Club accapare passablement les services d’urgence des Basses-Laurentides lorsqu’il est en activité entre mai et septembre.    

20 policiers par week-end  

Concrètement, entre 16 et 20 policiers y sont exclusivement affectés durant les week-ends achalandés où des artistes de renommée mondiale se produisent sur scène. Jusqu’à 6000 fêtards peuvent alors se réunir sur le site.    

La RPLDM compte un total de 55 agents de la paix, qui desservent quatre municipalités.    

« Ça devient de plus en plus difficile de trouver des effectifs. Ce sont principalement des policiers en congé qui y sont affectés sur une base volontaire », a expliqué mardi le sergent-détective--- Daniel Chalifoux, au palais de justice de Montréal.    

Durant les saisons 2016, 2017 et 2018, on a dénombré 384 interventions policières sur le site, a témoigné l’enquêteur de la RPLDM.    

Infractions criminelles  

De ce nombre, un peu moins du tiers – 114 – concernent des infractions criminelles.     

L’Hôpital de Saint-Eustache n’est pas en reste, avec au moins 25 transports ambulanciers par été, attribuables au Beach Club.    

« En 2019, il y a eu 138 interventions policières », a ajouté le sergent-détective--- Chalifoux en répondant à une question de l’avocat du contentieux, Me Guillaume Dutil-Lachance.    

Cette affirmation a suscité une objection de Me David Beaudoin, qui représente le Beach Club, puisque les détails de ces interventions ne figurent pas à l’avis de convocation de la RACJ. Rien n’est reproché au bar pour 2019.    

Les juges administratives Louise Marchand et France Thériault ne tiendront donc pas compte du dernier été dans leur décision.    

La RACJ pourrait accepter un engagement volontaire du Beach Club, ordonner des correctifs, imposer une sanction pécuniaire ou encore suspendre ou révoquer le permis d’alcool.    

Les audiences se poursuivent mercredi.