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Le partenaire privé du Cégep de la Gaspésie et des Îles poursuivi pour 3,8 M$

Vincent Larin et Marie-Christine Trottier | Agence QMI

Chair in empty classroom, lecture armchairs in school, or college

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Le partenaire privé avec lequel le cégep de la Gaspésie et des Îles s'est lié pour 10 ans dans le développement d'un campus anglophone à Montréal fait l'objet de poursuites judiciaires.

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Le collège Matrix, son président, l’homme d’affaires ontarien Naveen Kolan, et d’autres entreprises lui appartenant sont tous poursuivis par un groupe de sous-traitants qui leur réclame un total de 3,8 millions $ pour des défauts de paiements allégués.

C’est ce qu’on apprend dans une poursuite déposée en Cour supérieure du Québec le 23 décembre dernier.

Dans un des volets de cette poursuite, l’un des sous-traitants, Rehill Services Inc. (RSI), implique même directement le cégep de la Gaspésie et des Îles.

RSI prétend avoir recruté pas moins de 487 étudiants internationaux pour le Cégep, son partenaire Matrix et une autre entreprise appartenant à Naveen Kolan, Edu Edge, entre 2017 et 2020, et leur réclame 936 189 $ qui ne lui auraient pas été versés jusqu’ici.

Ni le collège Matrix ni le Cégep de la Gaspésie-les-Îles n’ont voulu commenter les allégations contenues dans la poursuite du groupe de sous-traitants.

«Si Matrix a des relations avec des tiers, ça concerne Matrix, ça ne concerne pas le Cégep. [...] On se pose des questions à savoir pourquoi on est lié à cette affaire-là», a toutefois fait savoir le responsable du campus montréalais au Cégep de la Gaspésie et des Îles, Sylvain Vachon.

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a fait les manchettes cette semaine lorsque le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, est intervenu pour lui demander de traduire le site internet de son campus de Montréal et d’inclure un volet francophone dans les cursus qui y sont offerts.

Ouverte en 2015, cette antenne montréalaise offre des formations uniquement en anglais à des étudiants recrutés en Inde par le collège Matrix.

Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise de Naveen Kolan fait l’objet de poursuite judiciaire. En décembre 2016, la Commission scolaire Lester B. Pearson s’est adressée aux tribunaux pour obliger l’une d’elles, Edu Edge, à divulguer des documents concernant leur entente de recrutement à l’international. L’affaire est toujours en cour.

Ces faits n’ont pas empêché le Cégep de la Gaspésie et des Îles de signer une entente de 10 ans avec le collège Matrix, qui appartient également à Naveem Kolan, en juin dernier.

«Bien qu’il y ait ce litige-là qui existe entre une commission scolaire et M. Kolan, moi et le cégep avons des informations qui nous laissent croire que l’entente de dix ans qu’on a convenue n’est absolument pas à risque», a précisé Sylvain Vachon.

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