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Legault veut accélérer les travaux parlementaires

Vincent Larin | Agence QMI

Le premier ministre François Legault veut réformer les façons de faire à l’Assemblée nationale pour éviter à ses ministres d’avoir à passer de longues heures en commissions parlementaires pour répondre aux questions des partis d’opposition.  

«Actuellement ce n’est pas efficace», a-t-il déclaré en mêlée de presse jeudi matin alors que son gouvernement s’apprête à employer le bâillon pour faire adopter son projet de loi qui abolit les élections scolaires.  

• À lire aussi: Projet de loi sur les commissions scolaires: bâillon parlementaire dès vendredi  

Cette mesure d’exception a également été utilisée par le gouvernement Legault pour faire adopter ses réformes du système d’immigration, d’Hydro-Québec et son projet de loi sur la laïcité de l’État.  

Une façon de faire dénoncée par les partis d’opposition qui reprochent au gouvernement son «autoritarisme» et au premier ministre d’agir en «boss des bécosses».  

Le gouvernement de la CAQ utilisera le bâillon pour une quatrième fois en 8 mois.  

«C'est la différence entre le leadership et l'autoritarisme, la différence entre un chef d'État et un boss des bécosses», a plaidé Manon Massé, chef parlementaire de Québec solidaire.  

Des propos qui ont agacé le leader parlementaire caquiste.  

«Retirez ce terme "boss des bécosses". On parle du premier ministre du Québec», a rétorqué Simon Jolin-Barrette.  

Pour sa part, le premier ministre Legault s’est dit à l’écoute de la population.  

«Il y a des leaders qui écoutent les groupes de pression. Et un deuxième type de leader, le leader qui écoute les citoyens, qui écoute la population, la population qui n'en peut plus de voir la perte de temps», a-t-il dit.  

Selon le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, les travaux parlementaires auraient duré près de 1000 heures au rythme actuel.  

La CSDM mécontente  

Devant la Commission scolaire de Montréal, syndiqués, commissaires et parents ont demandé au gouvernement de reculer.  

«On n'en veut pas de ce projet de loi mammouth là. Il faut arrêter ce bâillon», s’est résigné Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.  

Vendredi, le gouvernement adoptera à toute vapeur les 314 articles de sa loi, qu'il vient de modifier 82 fois.  

«Clairement, le premier ministre a dit: "Les carottes sont cuites, mettez le couvercle sur la marmite, sortez-moi Roberge de là, je veux surtout pas qu'il soit Simon Jolin-Barretté!» a martelé la députée libérale Marwah Rizqy.  

L'an prochain, les commissions scolaires seront devenues des centres de services. Il n'y aura plus d'élections scolaires.  

De plus, les enseignants auront 30 heures de formation continue à faire. Le processus de révision de notes sera revu et leur expertise sera reconnue,

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