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Projet de loi 40 : «Je veux qu’on me rassure»

TVA Nouvelles

Les changements que prévoit le projet de loi 40 sur la gouvernance scolaire ont de quoi inquiéter Louis Turcotte, père de trois enfants atteints de troubles de développement. 

La réforme présentée par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, dans sa version actuelle, ne prévoit pas de sièges réservés aux parents d’élèves à besoins particuliers sur les futurs conseils d’administration.  

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Jusqu’à présent, ces parents étaient représentés par le biais du comité consultatif des services aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation d'apprentissage. 

«Mon fils a besoin de services. Je veux qu'on me rassure, moi, et les parents des 22 % d'élèves qui sont comme ça», réclame Louis Turcotte.  

Le père s’inquiète particulièrement de la distribution de ressources dans le réseau. «Lorsqu'ils prendront des décisions au niveau financier, au niveau de quels services on met dans telle école, dans telle classe?», poursuit-il.  

La centralisation des pouvoirs à Québec, prévue dans le projet de loi, crée une incertitude partagée par plusieurs intervenants. 

«On a besoin d'un ministre de l'Éducation qui nous aide à passer à travers la pénurie de main-d'oeuvre, qui nous aide à faire la promotion de la formation professionnelle, qui nous aide à franciser nos adultes qui arrivent de l'extérieur. On avait des enjeux beaucoup plus grands», estime Gilles Normand, président de la commission scolaire de Sherbrooke. 

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