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Une gardienne écope d’une peine de 33 mois de prison

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Pour avoir causé des lésions comparables «à une chute de 11 mètres» à un bambin de huit mois dont elle avait la responsabilité, une gardienne a écopé, vendredi, d’une peine de 33 mois d’incarcération.  

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Nicole D’Anjou-Delage, une femme de 70 ans sans antécédent judiciaire, semblait avoir du mal à y croire lorsque la juge Marie-Claude Gilbert a prononcé la sentence pour des événements qui sont survenus en décembre 2014.  

À l’époque, D’Anjou-Delage opérait une garderie affiliée au CPE des Petits mulots à Charlesbourg lorsqu’elle a commis des gestes abusifs à l’endroit du bébé, au point de lui casser les deux poignets et de lui infliger un traumatisme crânien.  

D’ailleurs, avant de prononcer la peine, la présidente du tribunal a rappelé que, dans cette triste histoire, les facteurs atténuants ne faisaient pas du tout le poids face aux facteurs aggravants qui, eux, «étaient très nombreux».  

À ce chapitre, la juge a notamment retenu l’âge de l’enfant, sa vulnérabilité, le danger auquel il a été exposé, la nature des blessures et le fait que, dans le cadre du procès, l’accusée a mentionné avoir tenté de faire des manœuvres de réanimation sur le bambin à deux reprises «sans jamais composer le 9-1-1».  

« Pour prendre soin de son enfant, la mère du bébé a également perdu son emploi et elle a perdu confiance face aux gens et face à Dieu», a ajouté la juge Gilbert en précisant que ce type de crime justifiait une peine d’emprisonnement «significative» visant «à dénoncer le crime» qui avait été commis.

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