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Des élus municipaux en colère

TVA Nouvelles

La loi 40, qui a été adoptée sous bâillon en fin de semaine, met les acteurs du monde de l'éducation en colère, mais aussi les municipalités. 

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Les municipalités sont en furie parce qu'il y a ingérence dans leur champ de taxation en raison d’un amendement de dernière minute. 

«C'est arrivé comme un cheveu sur la soupe. En pleine nuit, vendredi à samedi, je crois bien. Et personne ne nous a parlé de quoi que ce soit», affirme Michel Angers, maire de Shawinigan et membre du conseil d’administration de l’UMQ. 

Dans la loi, il est écrit «qu'un centre de services scolaires peut requérir d'une municipalité locale qu'elle lui cède à titre gratuit un immeuble aux fins de la construction ou de l'agrandissement d'une école ou d'un centre». 

«C'est une imposition, et quand on est un gouvernement de proximité, en théorie, le gouvernement devrait respecter l'autre gouvernement», ajoute le maire Angers. 

La députée péquiste de Joliette affirme que les municipalités ont raison de critiquer. 

«C'est évident que ça a été préparé de longue date. Il a fallu que ça passe au Conseil des ministres. Il a fallu bien sûr que la ministre des Affaires municipales soit dans le coup. De quoi le gouvernement a-t-il si peur?» s’interroge Véronique Hivon.  

Le ministre est catégorique: les choses se faisaient déjà comme ça. «Ça fait depuis 1995 que les municipalités doivent fournir des terrains aux écoles», assure le ministre Jean-François Roberge.  

Le seul véritable changement: il impose un maximum de 2 ans pour répondre aux besoins. 

«Parce qu'à la fin, il faut donner des services aux jeunes. Ce n'est pas normal que ça prenne 5, 6 ans à construire une école, dont 3, 4 ans juste pour négocier la cession du terrain», dit-il. 

La loi sur la Gouvernance scolaire a été sanctionnée aux petites heures samedi matin, mettant aussi un terme au contrat de travail des commissaires 3 semaines plus tôt que prévu. 

«Il fallait amorcer la transition rapidement. Ne pas étirer inutilement. Il n'y avait pas de bonne raison d'attendre», conclut le ministre de l’Éducation.

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