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Eustachio Gallese n’avait plus le droit d'aller dans des salons de massages

Jérémy Bernier | Journal de Québec

L’auteur présumé du meurtre de Marylène Levesque, Eustachio Gallese, n’avait plus le droit de se rendre dans des salons de massages depuis que la Commission des libérations conditionnelles (CLCC) en avait manifesté sa désapprobation, en septembre dernier.  

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C’est ce que le Syndicat des employé-e-es de la sécurité et de la justice (SESJ) a dévoilé dans un communiqué diffusé lundi. Il affirme que l’agent de libération conditionnelle et le foyer de transition dans lequel séjournait Gallese ont tous deux appliqué cette directive. 

Or, aucune information ne ciblait directement les salons de massage, jusqu’à présent, dans le rapport publié par la CLCC. On y stipulait seulement qu’une «stratégie a été développée afin [qu’il] puisse rencontrer des femmes, mais seulement afin de répondre à [ses] besoins sexuels». 

Le SESJ indique toutefois ne pas pouvoir révéler tous les détails de ses connaissances sur le sujet en raison de restrictions de confidentialité.  

Pas unique 

Qui plus est, le Syndicat assure que ce n’est pas la première fois que la Commission des libérations conditionnelles permet de telles pratiques. 

«Le SESJ a des motifs raisonnables de croire qu’il ne s’agit pas d’une situation unique, [...] des visites dans des salons de massages par d’autres délinquants en liberté conditionnelle dans la communauté ont déjà eu lieu», peut-on lire dans ledit communiqué. 

Le Syndicat se dit également «préoccupé» par le fait que le Service correctionnel du Canada n’ait toujours pas confirmé qu’il était au courant de la mise en place de ce genre de pratique. 

Transition inadéquate 

Plusieurs problématiques ont également été soulevées par le SESJ concernant les services correctionnels fédéraux. Selon lui, la transition de plus en plus rapide des délinquants des prisons fédérales vers la collectivité n’est pas toujours adéquate. 

«Cela n’est approprié que si la communauté dispose de ressources suffisantes pour soutenir la réintégration en toute sécurité des délinquants. Ce qui n’est souvent pas le cas.» 

Il souligne aussi la charge de travail des agents de libération conditionnelle qui, étant très élevée, limite leur capacité d’interaction avec les criminels. La compréhension de l’état d’esprit de ces personnes fautives et du risque qu’ils peuvent représenter en est donc impactée.

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