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«Tout le monde sait que ce n’était pas ça la promesse électorale»

TVA Nouvelles

La décision du gouvernement de transformer les commissions scolaires en centre de services scolaires a soulevé son lot de réactions. D’un côté, certains se réjouissent et de l’autre, des opposants qui dénoncent cette nouvelle loi.

La Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement demandait depuis 2014 un changement dans le mode de gouvernance scolaire. «On voulait rapprocher les décisions plus près des élèves», explique son président, Nicolas Provost. 

Pour la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, se rapprocher des élèves c’est une chose, mais ce n’est pas ce qui se retrouve dans le projet de loi.

«Tout le monde sait que ce n’était pas ça la promesse électorale et ce n’était pas ça qu’il y avait dans le projet de loi», affirme Josée Scalabrini.

«On n’a pas aboli les commissions scolaires, on a aboli les élections scolaires. Dans ce projet de loi, il s’est retrouvé beaucoup plus d’articles qui venaient attaquer la profession d’enseignant», poursuit la présidente de la FSE. 

La décision d’abolir les commissions scolaires a également été prise dans une optique économique. Mais comment le gouvernement va-t-il économiser?

«Les élections scolaires représentaient des coûts importants avec un taux de participation assez anémique. Ce qui est important, c’est que les économies s’en aillent directement dans les services aux élèves», de dire M. Provost.

Toutefois, pour Mme Scalabrini, dans les dernières années, il n’y avait plus de reddition de comptes. «On ne vient pas de faciliter le suivi de l’argent qui sera envoyé dans les milieux», lance-t-elle.

Le fonctionnement des conseils d’administration des centres de services scolaires soulève encore beaucoup de questions. «On a aboli les commissaires, on va nommer un conseil d’administration, mais on ne sait pas comment ce conseil d’administration va fonctionner dans les milieux», martèle Mme Scalabrini.

Pour la FQDE, ce sera une bonne chose. «C’est bien qu’il y a ait des gens du terrain qui soient assis à un conseil d’administration avec la direction générale et qui fassent valoir les points sur lesquels on fait face au quotidien», conclut M. Provost.  

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