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Une dame de 85 ans battue à mort

Jonathan Tremblay | Le Journal de Montréal

Un quinquagénaire a été accusé lundi d’avoir battu à mort la dame de 85 ans qui l’hébergeait depuis une quinzaine d’années, vendredi soir, en Outaouais.    

Sylvain Thibeault, 56 ans, a comparu lundi au palais de justice de Gatineau. Il fait face à trois chefs d’accusation, dont celui de meurtre non prémédité.    

Ce drame s’ajoute à la série noire qui frappe le Québec depuis octobre, alors qu’au moins sept hommes ont été accusés d’avoir assassiné une femme.    

Vendredi, vers 22 h 15, les autorités ont été appelées à se rendre à une résidence de la rue Lafleur, dans la petite municipalité de Fassett, pour une altercation entre un homme et une femme.    

« C’était une agression sauvage sur une femme sans défense », a confié lundi une voisine encore visiblement ébranlée. « Il [l’insultait], la frappait de coups de pied et la traînait dans la rue. »    

La dame, qui préfère préserver son anonymat par peur de représailles, dit avoir été partiellement témoin de la scène durant laquelle Angèle Boucher s’est retrouvée « abattue et en hypothermie ».    

« Elle a couru pour aller chez son frère, en face. Je n’ai jamais vu une horreur semblable », poursuit-elle.    

Presque nue    

L’octogénaire, qui n’aurait presque pas eu de vêtements sur le corps lors de l’agression, a été transportée à l’hôpital pour soigner de sérieuses blessures. Elle est décédée samedi.    

L’homme de 56 ans a quant à lui été arrêté sur place, à l’arrivée des autorités, vers 22 h 15. Il habitait chez Mme Boucher depuis près de 15 ans, rapportent les gens du voisinage.    

Celle-ci aurait voulu le prendre sous son aile, « par pitié ».    

Ce ne serait pas la première fois que l’individu au lourd passé criminel était violent envers elle.    

Le mois passé, des policiers s’étaient rendus à la même adresse pour des gestes présumés de violence, indique TVA Gatineau.   

Alcool et drogue    

L’accusé présenterait un important problème de consommation connu par les gens du secteur, qui sont tout de même sous le choc.    

« Elle avait peur de lui, donc elle ne voulait pas porter plainte », a raconté à TVA Gatineau Marie-Soleil Raymond, une connaissance.    

« Elle le prenait comme son fils. La drogue et l’alcool ont pris le dessus sur lui, a-t-elle dit. On a tous essayé de l’aider. Il était agressif avec tout le monde, une fois que l’alcool était dans son corps. »    

« C’était une femme enjouée, une bonne personne, mais peut-être un peu trop naïve », a conclu un autre voisin, sous le couvert de l’anonymat.