/news/society

Le manque d'effectifs de plus en plus lourd à supporter pour les infirmières

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Une infirmière œuvrant dans les hôpitaux sherbrookois du CIUSSS de l'Estrie-CHUS dit que le manque d'effectifs dans plusieurs départements est de plus en plus lourd à supporter. 

La femme qui souhaite demeurer anonyme déplore que, depuis des mois, ses collègues et elle se font régulièrement imposer du temps supplémentaire parce qu'on ne trouve personne pour les remplacer sur les listes de rappel. 

Aux dires du syndicat, trop souvent, le ratio d'infirmière/patient n'est pas respecté. 

Selon Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est (SPSCE), ces heures supplémentaires pourraient en bonne partie être évitées parce qu'il s'agit de remplacement de congés et vacances demandé à l'avance.  

Les absences pour maladie sont aussi à l'origine de cette situation que plusieurs membres du personnel auraient dénoncée à leurs représentants syndicaux dernièrement. 

 Le problème est tel que les employés sollicitent l'aide de leurs collègues sur un groupe privé Facebook pour combler quotidiennement les besoins d'effectifs. 

Dimanche, une coordinatrice affichait les postes à combler pour les cinq jours à venir sur son département : on parle ici de dix quarts d'infirmière et sept autres de préposés. 

Lundi après-midi, au 10e C de Fleurimont, on recherchait une infirmière pour le quart de nuit avec la mention «merci de nous sauver!» 

Consciente que le temps supplémentaire obligatoire ne doit être utilisé qu'en dernier recours, la direction du CIUSSS Estrie-CHUS tient à préciser que le surtemps imposé est en baisse de plus de 12% en 2019-2020, comparativement à l'année précédente.

Dans la même catégorie