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Maison totalement saccagée: éviction contestée à Saint-Calixte

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Nathalie Duchesne, la copropriétaire de cette maison démolie en seulement huit mois à Saint-Calixte dans Lanaudière, n’en a pas fini avec ses deux locataires inscrits sur le bail, Geneviève Thibault-Lanthier et Bruno Leclerc.  

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Les locataires font tout en leur pouvoir pour contester leur éviction qui est survenue en janvier dernier. La seule personne à habiter la maison, Geneviève Thibault-Lanthier, avait été escortée à l’extérieur de la demeure par un huissier et deux agents de la Sûreté du Québec.  

Or, il y a deux semaines, il y a eu un rebondissement dans le dossier. Les locataires ont réclamé la tenue d’une audience devant la Régie du logement afin de faire valoir que le premier jugement les expulsant est invalide.   

Ils estiment ne pas avoir eu l’occasion de se défendre lors de l’audience portant sur leur éviction de la maison qu’ils louaient à Saint-Calixte, à laquelle ils n’ont pas assisté. Ils prétendent ne jamais avoir reçu d’information au sujet de l’audience et se voient ainsi lésés dans leurs droits.  

Les locataires demandent une reprise de la procédure, ce qui annulerait leur éviction. Et cette audience est prévue cet après-midi, à Joliette.  

La copropriétaire des lieux, Nathalie Duchesne ne décolère pas devant cette situation qu’elle qualifie de «vrai cirque». Elle affirme que les locataires mentent. Selon Mme Duchesne, Geneviève Thibault-Lanthier s’est présentée à la Régie du logement la journée même de l’audience portant sur l’éviction en janvier dernier. Or, elle aurait quitté les lieux avant même la tenue de l’audience.     

 «Elle aurait signé un papier à la réception disant qu’elle ne serait pas là. Ça prouve hors de tout doute qu’elle a été signifiée [informée de façon officielle par la Régie]!», insiste Mme Duchesne.  

Nathalie Duchesne peine à croire que les locataires se donnent tant de mal pour retourner dans un logement qu’ils ont complètement démoli. «Cette maison-là est insalubre et menace de s’effondrer! Ils ne peuvent pas vouloir y retourner, c’est inhabitable», conclut-elle, incrédule.