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«Tu t’ajustes, mais il reste que c’est un vol»

TVA Nouvelles

Qu’on pense à Capitales Médias, Nortel, White Birch, MABE ou Sears, depuis 10 ans, ce sont plus de 15 000 retraités québécois qui ont subi une diminution importante de leur rente parce que leur employeur a fait faillite.

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Le Parti québécois demande au gouvernement de s'attaquer au problème, mais le ministre Éric Girard croit qu'il n’y a pas de raison de créer un tel fonds au Québec.

«Quand on vit des situations aussi dramatiques que ces retraités, il faut que quelque part, comme société, on se donne les moyens pour protéger ces gens-là. Ça n’a absolument aucun sens», affirme Claude Sénéchal du Comité des retraités de Sears. 

«Ce que le gouvernement ne voit pas venir, c’est qu’il va y en avoir d’autres des faillites au Québec, peut-être plus grosses, et là on va être pris avec une patate chaude», ajoute M. Sénéchal.

Selon lui, les retraités qui se retrouvent dans ce genre de situation sont particulièrement démunis parce qu’ils n’ont pas pu cotiser dans des REER puisqu’ils contribuaient à leur fonds de pension. 

«On demande aux entreprises qui ont pris des engagements envers leurs employés de respecter leur engagement. C’est tout ce qu’on demande», martèle M. Sénéchal.

«C’est dramatique perdre 30%, mais en plus, ils perdent leurs avantages sociaux, plan médical et dentaire, vous perdez tout ça», dit-il.

Ayant perdu lui-même 30% de son fonds de pension du jour au lendemain, M. Sénéchal a dû s’ajuster. 

«J’ai changé mes habitudes de vie. Pendant quelques années, je suis retourné sur le marché du travail. À 70 ans, ça vous tenterait d’avoir de bonnes années dans vos vies. Tu t’ajustes, mais il reste que c’est un vol», lance-t-il.

«Qu’un gouvernement accepte que des citoyens se fassent voler sans répliquer et de dire qu’il n’y a pas d’appétit sur ça, j’ai un peu des haut-le-cœur», conclut M. Sénéchal.

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