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Un hiver à oublier pour la qualité de l’air

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Quebec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Les alertes au smog sont plus fréquentes qu’à l’habitude cet hiver dans la région de Québec alors que, pour une seizième journée, mardi, les personnes à risque ont dû prendre des précautions pour leur santé.

La mauvaise qualité de l’air a amené Environnement Canada a déclencher un autre avertissement, mardi, dans les secteurs de Québec, Montréal, Laval et de la Mauricie. La situation devrait perdurer jusqu'en mi-journée, mercredi.

Avec 16 jours faisant l’objet de ce genre d’alerte, l’hiver 2019-2020 n’est pas encore terminé que déjà, il se classe au-dessus la moyenne, dans la Capitale-Nationale.

En règle générale, la région connaît 13 jours de smog par hiver.

«C’est plus que la normale, mais est-ce que c’est inhabituel? Chaque hiver est un peu différent», fait remarquer le météorologue de l’agence fédérale, Simon Legault.

Météo et pollution

Dans les dernières années, certains hivers ont connu une vingtaine de journées de smog, d’autres aussi peu que six.

Les enfants asthmatiques et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques sont les individus les plus affectés par la pollution. En situation de smog, il leur est recommandé de réduire leur exposition à l’air extérieur.

À Québec, le chauffage au bois est la principale source de particules fines, quoique l'activité industrielle et le transport y contribuent aussi. Les épisodes de smog sont donc plus nombreux en hiver.

Les conditions météorologiques ont aussi une grande influence sur l’air que l’on respire.

«Lorsque les vents sont calmes et qu’il n’y a pas de convection verticale dans l’atmosphère, ça maintient la pollution près de la ville» explique Simon Legault.

Au début du mois de février, un épisode de smog de quatre jours s’était assis sur une partie du Québec, dont la région de la capitale.

Légère diminution

Cela dit, rien n’indique que la pollution est en croissance au Québec. Au contraire, à travers les décennies, on observe une légère diminution des épisodes de smog, selon M. Legault.

Les rejets provenant des industries ont baissé et les véhicules sont plus performants, bien qu’il y en a plus sur les routes, explique-t-il.

«On ne peut pas changer la météo, on peut seulement changer l’autre aspect, soit les sources de pollution», souligne-t-il. 

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