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Avec du matériel de pornographie juvénile «malgré lui»?

Kathleen Frenette | Journal de Québec

L’ancien informaticien des Forces armées canadiennes accusé de possession, d’accession et de distribution de pornographie juvénile s’est-il retrouvé avec ce matériel «bien malgré lui» ou l’a-t-il eu en toute connaissance de cause.

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C’est ce que les cinq femmes et sept hommes qui composent le jury auront à déterminer dans les prochains jours, une fois que le juge Carl Thibaut aura donné ses directives.

Mercredi, l’avocat de Jean-Baptiste Abel, Me Louis Belliard et la poursuivante, Me Sonia Lapointe, se sont adressés aux jurés pour apporter leur éclairage sur la preuve présentée au cours des derniers jours.

Pour la défense, il est clair que l’homme de 30 ans ignorait que des images d’enfants dans des positions sexuellement explicites se retrouvaient sur ses différents supports informatiques.  

Premièrement, parce que ces supports étaient souvent «partagés entre les gars dans l’armée» pour télécharger des films ou des séries télé, mais aussi parce que les fichiers qui ont été détruits l’ont souvent été «en bloc», comme «s’il jetait à la poubelle des choses sans savoir réellement ce que c’était», a plaidé Me Belliard.

«Et n’oubliez pas que, pour commettre un délit, ça prend deux choses: il faut d’abord faire quelque chose de mal et en avoir l’intention», a précisé l’avocat.

Matériel sexuellement explicite

La poursuivante a quant à elle référé le jury à la preuve présentée et à la description du matériel pornographique qui a été faite par l’enquêteur au dossier.

«La preuve a révélé que l’accusé était un consommateur de pornographie juvénile depuis de nombreuses années. Qu’il a essayé d’arrêter, mais qu’il n’a pas réussi», a souligné Me Lapointe en ajoutant qu’il savait «où aller pour trouver ces images» et «quel mot clé utiliser».

Elle a également rappelé que lors de l’interrogatoire de l’accusé au quartier général de la Sûreté du Québec, ce dernier s’était montré «volubile» et qu’il avait fourni plusieurs détails.

«Et souvenez-vous que, lorsqu’il avoue ses gestes à l’enquêteur, c’est après que ce dernier lui ait dit que du matériel avait été retrouvé. C’est là qu’il a commencé à collaborer, parce qu’il savait très bien qu’avec les bons outils, les policiers allaient trouver ce qu’ils cherchaient», a ajouté Me Lapointe.

Facebook

Rappelons que c’est le réseau social Facebook qui a dénoncé, en octobre 2015, une photo identifiée comme étant de la pornographie juvénile.

Un an plus tard, le suspect était rencontré à la base militaire de Valcartier puis arrêté par les enquêteurs de la Sûreté du Québec.

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