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Gérer les cas de harcèlement au travail

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Les cas de harcèlement et d'intimidation en milieu de travail ont été nombreux à faire la manchette ces derniers mois. Cependant, les employeurs sont peu enclins à témoigner de ce que ça signifie pour les organisations. 

Le directeur général du Cégep de Rimouski, qui emploie plus de 700 personnes et compte 2600 élèves, a accepté de partager sa réalité avec TVA Nouvelles. 

Au cours de la dernière année, le Cégep de Rimouski a d'ailleurs eu à gérer deux cas de harcèlement plus délicats qui doivent évidemment demeurer confidentiels afin de protéger l'identité des personnes en cause. 

Mais ces deux cas étaient assez complexes pour que la direction de l'établissement décide de recourir à l'aide d'une firme externe. Un contrat d'un peu plus de 87 000 $ a été attribué à cette firme qui a eu à enquêter sur ces affaires de harcèlement et à faire des recommandations. 

«De pouvoir à l'occasion aller chercher des ressources à l'externe, des firmes spécialisées dont c'est l'expertise première, je pense que c'est une bonne approche. Et pour les cas plus légers et moins complexes, on est en mesure à l'interne de s'en occuper. Oui, notre institution est bien équipée pour ce genre de situations là», a expliqué François Dornier, qui est le directeur général du Cégep de Rimouski. 

Le collège rimouskois s'est doté en décembre 2018 d'une politique sur les violences à caractère sexuel. L'établissement est aussi à mettre à jour sa politique de civilité qui a pour objectif de baliser les relations à l'intérieur du collège, notamment celles numériques qui ont pris beaucoup d'importance ces dernières années. 

«Il y a 20 ou 30 ans, l'interaction c'était un petit mot sur un bout de papier ou je te l'ai dit dans le corridor. Maintenant, il y a des textos et des émoticônes. Comment les interprète-t-on? Qu'est-ce qui est du harcèlement? Qu'est-ce que ça veut dire? Qu'est-ce qu'on sous-entend? On doit aussi réviser nos politiques pour tenir compte de la réalité Facebook», a dit François Dornier. 

Le Cégep de Rimouski soutient ne pas tenir de statistiques sur le nombre de cas de harcèlement qu'il traite chaque année.