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La Cité de Mirabel se lance dans le condo locatif

Guillaume Picard | Agence QMI

Après avoir construit des centaines de condos et de maisons de ville, La Cité de Mirabel courtise maintenant les gens qui préfèrent louer plutôt que d’acheter. Pour ce faire, le promoteur mise sur de vastes aires communes ainsi que sur les services et les commerces de proximité du quartier.

La construction du 7sens, un bâtiment de huit étages devant compter 245 unités locatives, va se mettre en branle le mois prochain.

Le 7sens va disposer de plus de 65 000 pieds carrés d’aires communes. «Le concept est basé sur la libération du temps», a dit le promoteur de la Cité de Mirabel, Ray Jr Courtemanche, en entrevue avec l’Agence QMI.

«Les gens travaillent très fort, ils courent partout, donc ils veulent retrouver du temps, prendre soin de leur santé sociale et physique. Dans le fond, ce qu’on propose avec le 7sens, c’est basé sur les "resorts" cinq étoiles», a poursuivi le président d’Investissement Ray Junior Canada.

Les superficies des condos locatifs du 7sens varieront de 650 à 1250 pieds carrés, avec un prix de base de 1398 $ par mois. Celui-ci inclura l’internet, le chauffage (unité centrale), un stationnement intérieur et l’accès à tous les services et commodités, dont une piscine intérieure au sel de 15 par 65 pieds.

«Notre but est de créer un effet "wow"», a dit M. Courtemanche. Parmi les attraits du 7sens, il y aura un centre sportif format géant, à l’image de la piscine. «On ne parle pas d’un petit gym où toutes les machines sont tout le temps prises. Il y aura beaucoup de machines dans notre gym», a indiqué M. Courtemanche.

On retrouvera aussi un sauna, un spa, une salle de yoga, une cuisine commune, une salle de réception, une salle de jeux et une salle de golf sur écran.

«Les gens veulent se retrouver et socialiser, faire du sport, s’amuser, a dit M. Courtemanche. C’est un mode de vie différent. On ne veut plus vivre à un endroit où rien ne nous interpelle.»

Des centaines de millions d'investissements

La Cité de Mirabel va générer à terme, soit d’ici cinq à six ans, des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars. Jusqu’ici, près de la moitié des sommes nécessaires ont été injectées, selon M. Courtemanche, qui est entrepreneur depuis 1984. Il a notamment été actif dans l’excavation, le transport en vrac et l’entretien paysager.

Quelque 3000 unités d’habitation seront aménagées d’ici le milieu de la décennie, soit 1000 de plus que dans les plans initiaux, tant la demande est soutenue pour ce projet de développement urbain mixte et intégré de 15 millions de pieds carrés, selon le promoteur, qui signale au passage les services présents dans le quartier, dont les commerces du Premium Outlets.

«Il y a énormément de gens de Montréal qui déménagent ici, qui veulent prendre leur retraite. Ils n’ont plus besoin de s’en aller à Saint-Adèle ou à Sainte-Agathe-des-Monts, ici on est à mi-chemin entre Montréal et le nord, et près des services», a dit M. Courtemanche.

Il reprend les arguments de vente des promoteurs montréalais en disant que les résidents de La Cité de Mirabel pourront se déplacer en transport actif pour aller faire leurs emplettes et même pour aller travailler.

«Les gens n’auront plus besoin d’aller à Montréal pour avoir un bon salaire. On veut créer autant d’emplois ici qu’on crée d’habitations, et tous nos boulevards ont des trottoirs et des pistes cyclables pour faciliter les déplacements à pied ou en vélo», a résumé Ray Jr Courtemanche.

Pour ceux qui continueront de travailler dans la métropole, ils pourront profiter d’une navette jusqu’à la future gare de Mirabel (secteur Saint-Janvier) pour prendre le train de banlieue de la ligne Saint-Jérôme.

La Cité de Mirabel est aussi en train de se doter de tours d’habitation entièrement en béton, les Skyblu, lesquelles vont compter 15 étages chacune. La première tour est en voie d’être complétée, 140 des 170 unités ayant été vendues, et deux autres sont attendues. L’excavation de la deuxième tour doit être lancée après les vacances de la construction.

«Ici, on propose des condos de 300 000 $ avec deux chambres, c’est presque moitié prix par rapport à ce que les acheteurs paient à Montréal. Nos maisons de ville partent à 350 000 $, à Montréal ce serait 1 million $», selon M. Courtemanche, qui a livré les premières habitations de La Cité de Mirabel à l’été 2015.

Une école primaire de 28 classes a aussi été construite dans le quartier, qui s'est aussi doté d’un groupe de médecine familiale (GMF).