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La ferme laitière Ste-Sophie voit grand

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

La ferme laitière Ste-Sophie compte doubler son cheptel laitier d'ici 15 ans. Les sept actionnaires de la famille Beaudet ont présenté leur projet d'agrandissement au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

«Nous avons actuellement 1060 bêtes. Nous avons déposé une demande de permis pour 2700 unités animales sous gestion liquide de déjections animales. 1600 vaches laitières et 1600 animaux de relève», indique le copropriétaire, Jonathan Beaudet.

La famille oeuvre dans le domaine agricole depuis plus de 70 ans à Sainte-Sophie-de-Levrard. Les sept actionnaires aspirent à devenir un chef de file au Québec, et ce, malgré l'incertitude qui plane depuis la nouvelle entente entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

«On veut faire de la place pour les cousins et pour la 4e génération qui pousse en arrière. On n'a pas de boule de cristal, on ne peut pas prévoir si les quotas seront diminués, mais nous ce qu'on sait, c'est qu'on ne voulait pas s'arrêter», explique M. Beaudet.

La ferme laitière est un des plus importants employeurs de la municipalité. Une trentaine de personnes, dont les sept propriétaires travaillent sur la ferme. Le projet d’expansion va créer 10 emplois à temps plein en plus de consolider ceux déjà existants.

Le projet se fera en trois phases. La priorité de la famille est de concentrer l'exploitation sur leur terrain de 700 hectares. Il est estimé à près de 60 millions de dollars sur une période de 15 ans.

«Mon fils, Philibert 2 ans, a eu un diagnostic d'autisme. Je sais que ça va être difficile pour lui de se trouver un emploi. Avec la ferme, je suis convaincu qu'il aura toujours une possibilité. Puis, il est heureux quand il vient ici tous les jours. C'est de la zoothérapie d'une certaine façon», souligne le copropriétaire, Marc-André Beaudet.

Selon l'étude d'impact, les répercussions principales du projet sont liées à l'accroissement de la production du fumier et à sa gestion, aux nuisances liées aux odeurs, à l'augmentation de la circulation sur les voies publiques ainsi qu'à la qualité des sols et des eaux. Une séance d'information publique pour les citoyens était offerte le 11 février. Moins de 10 citoyens se sont rendus sur place et seulement cinq questions ont été posées.

«Pour travailler dans le domaine, il ne faut pas se chicaner avec nos voisins. Nous avons une route sur nos terres, donc notre machinerie ne circule jamais dans le village et on prévoit installer des murs pour couper les odeurs», souligne Jonathan.

Le 27 février est la date limite du dépôt des demandes de consultation publique ou de médiation.