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«On va frapper un mur bientôt»

TVA Nouvelles

Les manifestations et blocus sur les rails qui se tiennent dans différents endroits au pays pour protester contre un projet de gazoduc ont des impacts.

C’est le cas notamment pour la Société du chemin de fer de la Gaspésie. «On a dû arrêter le trafic depuis lundi midi, ça fait qu’il y a trois clients qu’on ne peut plus desservir», explique le président Éric Dubé en entrevue à LCN Maintenant. 

Il craint que si le conflit ne se règle pas rapidement, il ne soit pas en mesure de livrer des commandes. Une partie des wagons sont arrêtés entre Matapédia et la réserve Listuguj. 

M. Dubé s’est rendu où se tiennent les manifestations. «On a discuté avec eux, ils sont vraiment en appui par rapport à ce qui se passe dans l’Ouest canadien», dit-il.

Les propos du ministre fédéral des Transports qui a renvoyé la responsabilité qui revient aux régions l’ont profondément dérangé.

«Cette problématique-là se passe à 5377 km de chez nous. De venir me dire que c’est un problème de la province de Québec, c’est mal connaître le Canada», lâche-t-il en ajoutant qu’il n’a «aucun pouvoir là-dessus».

Il salue la mise en place d’un comité de surveillance ferroviaire, mais craint que ce ne soit pas assez.

«On a paralysé l’ensemble du trafic en bloquant à 4-5 endroits. On va frapper un mur bientôt. Je pense que c’est sérieux comme problématique et que ça montre la vulnérabilité de notre réseau ferroviaire», ajoute M. Dubé.

Selon lui, si la situation perdure, il y aura des pénuries de plusieurs produits dont le propane et le chlore. 

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