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Front commun des maires contre la Loi 40

Yves Poirier - TVA Nouvelles

La Loi 40 sur la réforme scolaire vient de frapper un mur. Les maires des 10 grandes villes du Québec ont décidé jeudi de faire front commun.  

Réunis en après-midi dans un hôtel du centre-ville de Montréal, ils ont fait connaitre leur position et elle est ferme face au gouvernement Legault. Les terrains des villes destinés à l’agrandissement ou à la construction de nouvelles écoles ne seront pas cédés tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas une garantie de compensation aux municipalités.  

Des terrains intéressants pour de futures écoles, les maires et mairesses affirment que les villes en possèdent peu ou pratiquement pas. Et leur crainte, c’est de devoir transiger avec des promoteurs privés qui ne leur feront certainement pas de cadeau.  

Bref, pas question d’utiliser les revenus des villes pour financer les grandes missions de l’État.  

«Le gouvernement doit reculer sur cette condition ou il doit y avoir un remboursement parce que ça ne peut pas seulement incomber aux contribuables de Montréal ou d’autres grandes villes pour un terrain qui coûte de plus en plus étant donné la flambée des prix», a indiqué la mairesse de Montréal Valérie Plante.  

Réaction du cabinet du ministre Roberge  

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge a réagi à la suite de la sortie des maires. «Ça fait 25 ans qu’il est attendu des municipalités qu’elles cèdent des terrains pour des écoles. La Loi 40 vient renforcer la collaboration entre les municipalités et les centres de services afin que nos enfants puissent bénéficier de nouvelles écoles plus rapidement», a-t-il dit.

«Comme l’a expliqué le premier ministre, chaque fois qu’une nouvelle école est construite, c’est parce que la population a augmenté dans la municipalité en question, il y a donc une hausse des recettes issues des taxes municipales», a-t-il ajouté.

 

  

  

  

  

  

  

  

  

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