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Le blocus ferroviaire a des répercussions sur des entreprises de Trois-Rivières

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

La fermeture par des protestataires amérindiens de la ligne principale du CN en Ontario entraîne des conséquences pour des entreprises industrielles au Québec, notamment dans la région de Trois-Rivières. 

Le producteur de chlore Olin de Bécancour va devoir ainsi arrêter complètement son usine d'ici dimanche pour une durée indéterminée. Déjà près de la moitié de la production a été interrompue. Il n'y aura toutefois pas d'impact pour les 150 employés. 

Même si le blocus de Belleville était levé sur le champ, ça ne changerait rien puisque le mal est déjà fait. Olin estime qu'il faudrait jusqu'à cinq jours pour que le CN soit en mesure de réinstaurer son service de façon normale. 

«On est jeudi, je ne pense pas qu'on puisse faire la distance d'ici dimanche, a expliqué Pierre Ducharme, le directeur d'Olin. Nous on est en préparatif pour arrêter l'usine pour une période indéterminée, tant que le gouvernement n'aura pas fait appliquer la décision de la Cour.» 

Son voisin, Cepsa Chimie, est aussi sur les dents. Par chance, le fabricant de composés pour détergent a pu faire passer un convoi via Belleville tout juste avant que ne soient élevées les barricades. L'entreprise dispose donc d'une certaine marge de manœuvre. 

«On n'est pas inquiet pour nos clients pour les prochains cinq à six jours. Après si ça perdure ça pourra devenir critique», a indiqué Richard Perron, directeur adjoint de l'entreprise. 

De son côté le géant de la transformation alimentaire Olymel aura sans doute aussi à souffrir de la situation. L'entreprise dépend du CN pour acheminer ses produits vers les marchés asiatiques via la Côte du Pacifique. Son porte-parole Richard Vigneault a indiqué que la situation est actuellement «monitorée» et qu'elle pourrait devenir «préoccupante».

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