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Mort du PDG de Savoura : «défaillance» avec la radiobalise d’urgence

Agence QMI

Dans le cadre de son enquête concernant l’écrasement d’hélicoptère qui a coûté la vie au PDG de Savoura, Stéphane Roy, et de son fils, Justin dans les Laurentides en juillet dernier, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a identifié un problème avec la radiobalise de repérage d’urgence qui permet aux autorités de retrouver plus facilement un appareil accidenté.  

Cette radiobalise de marque Kannad fabriquée par Orolia était en position arrêt («OFF») au lieu d’être allumée lorsque l’appareil a été retrouvé 14 jours après la disparition de l'appareil même si elle était en bon état. À la suite de tests effectués sur cet instrument, le BST a remarqué qu’en cas d’impact, l’interrupteur de la radiobalise peut basculer en position arrêt, ce qui la rend inutile.  

Si tel est le cas, «les opérations de recherche et sauvetage d’un aéronef porté disparu peuvent être retardées, ce qui diminue par le fait même les chances de survie des occupants», a affirmé le BST par communiqué, jeudi. Rappelons qu’aucun signal provenant de la balise d’urgence n’avait été reçu pendant les recherches de deux semaines pour retrouver l’hélicoptère de M. Roy.  

Butées brisées  

Plus précisément, le problème concerne les butées de verrouillage qui permettent à l’interrupteur de rester en place. Ces butées de l’hélicoptère qui s’est écrasé étaient brisées, et ce depuis un certain temps.  

L’organisme fédéral soutient que ce bris n’avait pas été détecté lors la certification de l’instrument effectuée par un organisme de maintenance agréé trois mois avant l’accident.  

Crédit: BST

Le BST demande donc que les procédures d’inspection de ces radiobalises «soient révisées afin qu’une telle défaillance puisse être détectée et corrigée».  

Il y aurait 65 000 radiobalises Kannad sur le marché selon le site internet d’Orolia.  

L'été dernier, aux commandes de son hélicoptère Robinson R44, Stéphane Roy et l’adolescent s’étaient envolés de leur chalet des Hautes-Laurentides en direction de Sainte-Sophie. L’appareil est tombé à environ 90 km de l’endroit où il avait décollé; M. Roy suivait le tracé prévu dans son plan de vol.  

Roy et son fils ont été trouvés sans vie le 25 juillet près du lac Valtrie, au nord du parc national du Mont-Tremblant, au terme d’intenses recherches.

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